Cf.Lc. xxtv
6. oivrasuz. Se. « un démon » (dæmivroy ? cf. Le. xxrv, 37-39).
7. Mc. 50. Gapseïzs, yo siu:, un o08ets)e. Cf. Mr. xxvrux, 10 Lc. xxxv, 38°
descendant de la barque, Pierre marcha sur les eaux et vint vers Jésus. 30. Mais, voyant le vent, il eut peur; et commençant à enfoncer, il cria, disant : « Seigneur, sauve-moi. » 31. Et aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit : « (Homme) de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Pierre, pour s'assurer que c'est Jésus qui lui parle, demande un miracle et l’obtient : il va vers son Maïtre en marchant sur l’eau, comme Jésus lui-même; mais, déjà en route, il a peur du vent, et l’eau cesse de le porter; il appelle à son secours Jésus, qui le prend par la main en lui reprochant son manque de foi !, et tous deux ensemble montent dans le bateau. « De tous ceux qui se trouvaient dans la barque, il n’y eut que Pierre seul qui osa prier le Seigneur de lui commander d’aller vers lui sur les eaux. Et il fit voir par là comme par avance, dit saint Hilaire, la disposition où il devait se trouver à la mort de Jésus-Christ, lorsque, s'attachant à le suivre et foulant aux pieds tous les mouvements du siècle, comme les flots de la mer, il fit paraître un si grand courage pour l'accompagner jusqu'à la mort; mais la crainte qu'il eut d'être submergé fut une image de la faiblesse qu'il devait aussi ressentir dans la tentation où 1] renonça son divin Maître ?. »
Tel est en effet le sens de cet appendice. Le demi-naufrage de Pierre figure son reniement venant après une protestation sincère de fidélité; et l'intervention de Jésus, l'apparition du Christ qui lui rendit la conscience et le courage d’un apôtre*, du chef des apôtres; le trait principal de la description, Pierre allant de la barque à Jésus, est pris du récit de la pêche miraculeuse dans le quatrième Évangile 4: mais ici, au lieu de nager, Pierre marche sur l’eau, afin que la mésaventure occasionnée par sa peur, rappelle ce qui lui est arrivé dans le passion. Le mot sur le peu de foi vient du récit de la tempête apaisée ©, mais l’idée du doute est prise de l'attitude des apôtres pendant et après la passion, et devant la résurrection ÿ. C’est ainsi que le récit ne manque pas d’équi-
PEN .31: OALyOrLOTE, els TL DIOTAORS ;