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miraculeuse du Sauveur sur le lac, comme il les montrera montagne devant le Sauveur ressuscité !; et par delà cet homm rendu par les disciples au Fils de Dieu, l'on peut entrevoir Ph mage plus solennel encore que l'humanité entière lui rendra
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Marru. xiv, 34. Et ayant fait traversée, ils prirent terre à C nésar, 39. Et l'ayant reconnu gens de ce lieu envoyèrent toute cette contrée, et on apporta tous les malades; 36.
le priait pour qu'ils tous seulement la frange de son m eau, et tous ceux qui touchaient > étaient guéris. S AUS “a e
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par des gens qui l'avaient vu ailleurs ; on répand dans le pays le bruit de son arrivée: les habitants s'empressent autour de lui; on lui apporte les malades partout où il passe, et l'on court après lui quand on l'a manqué dans un endroit. Il semble que le Sauveur aille de village en village sans s'arrêter. Cette circonstance ne prouve pas qu'il eùt été amené malgré lui dans cette région, par le vent qui a empêché les apôtres d'aborder à Bethsaïde: car Marc ne dit nullement que Jésus se presse de remonter vers Capharnaüm.
Il est assez probable que ce voyage se place après la cessation du ministère galiléen. On pourrait même supposer que, dans la plus. ancienne rédaction de l'histoire évangélique, il venait après le retour des apôtres !, et que le pays de Gennésar est l'endroit où Jésus s'est retiré d’abord avec eux; aussitôt reconnu, et de nouvelles foules accourant sur ses pas, il s'éloignait tout à fait et s’en allait vers Tyr et Sidon ?. La dispute avec les pharisiens sur l’ablution des mains est une intercalation ; elle n’a pas eu lieu au pays de Gennésar, mais à Capharnaüm, où l'on n'a pas dit cependant que Jésus fût revenu. De même les récits de la multiplication des pains et de la marche sur les eaux pourraient avoir été intercalés entre le retour des apôtres et le départ pour Gennésar.
Matthieu n’a plus le sentiment net du voyage en Gennésar ; en abrégeant Marc, il semblerait dire que Jésus reste au même endroit, et qu'on lui amène de toutes parts des malades qui sont guéris en touchant la frange ou la houppe de son manteau *. On voit encore assez clairement, dans le second Évangile, que le Sauveur n'était pas. venu à Gennésar pour y prècher, qu'il avait cru pouvoir n'être pas reconnu, que l’affluence de la foule ne le décide pas à s'arrêter. quil poursuit son voyage, comme s'il voulait atteindre enfin un endroit où lui-même et ses disciples seront en paix et en süreté. Mais la pensée des évangélistes va aux miracles plutôt qu'aux intentions du Sauveur. D'après Marc, on se hâtait d'apporter les. malades sur le passage de Jésus, et on le suppliait de leur laisser
4. Mc. vi, 30-31. Noter le parallélisme de 32-33 avec 54-55. Il est arbitrairede supposer (avec WELLHAUSEN, Mc. 55) que Gennésar aurait été substitué à Bethsaïde pour fournir un cadre convenable à la dispute de vrr, 1-23. Le texte de Mc. 53 est assez incertain dans le détail (cf. Merx, IT, 11, 64-66).