‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 771 sur 807 · Sur celte casuistique, cf. ScuraDEer, II · texte numérisé non relu

Sur celte casuistique, cf. ScuraDEer, II

3. xxIx, 13. Ss. omet r&y ÿroxptr@v dans Mc. 7, et le v. 8 tout entier.

fictifs, et non un culte sincère. Ils croyaient s'être acquittés de leur devoir en faisant les offrandes et observant les rites autorisés par la coutume, sans être à Dieu par le fond du cœur, ni le servir par la pratique du bien. On lit dans l'hébreu : « Et le Seigneur a dit : Puisque ce peuple s'approche de bouche, et qu'il m'honore des lèvres, tandis qu'il éloigne de moi son cœur, et que le culte qu'il me rend est une prescription humaine qu'on lui a enseignée : à cause de cela, je continuerai à traiter ce peuple d'une façon tout extraordinaire et merveilleuse, et la sagesse des sages périra, et la prudence des habiles s'éclipsera. » La citation a pris du texte prophétique ce qui convient à la circonstance ; elle renferme de plus un mot : « vainement | », qui provient d’une lecture incorrecte de l'original. Comme Jésus ne citait pas la Bible en grec, et que la leçon des Septante résulte d'une méprise de l'interprète, non d'une tradition exégétique, ou bien la citation appartient à la rédaction évangélique, ou bien elle aura été influencée après coup par la version alexandrine. La première hypothèse, confirmée par le rapport de la citation avec le contexte, est la plus vraisemblable. Dans les deux Évangiles, le grec des Septante a été légèrement retouché, mais de façon identique ?, ce qui s'explique par la dépendance d'un Évangile à l'égard de l’autre.

La parole du prophète se trouve condamner l'hypocrisie des pharisiens, qui abandonnent les préceptes divins pour s'attacher à des traditions humaines. Sans s'inquiéter de la pensée d'Isaïe, l'on suppose que Dieu, par sa bouche, a prédit et réprouvé d'avance la conduite des ennemis de Jésus. L'application de la prophétie se fait, dans Marc, par le reproche d'abandonner les commandements de Dieu pour les règlements des hommes, tandis que, dans Matthieu, le même reproche sert d'exorde à la réponse du Sauveur. Les pharisiens se scandalisent de ce que les disciples négligent une coutume traditionnelle. Jésus leur répond : « Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu pour votre tradition ? » Une accusation aussi grave a besoin d'être appuyée sur des faits. Le dis-

cours s'interrompt dans Marc, pour reprendre aussitôt par la répé-

1. V. T. uézny dè siBovza! us. vnn*, «et (leur culte) est », parait avair été lu nn", «et vanité ».

2. LXX : drôdorovres ivzakuaza avÜcrwvy za! didasxaktas. Évangiles : G:320207=-<

drdasra has Evrahuata àvs05Tev.

préceptes mosaïques concernant les Foie précepte D a soi-disant traditionnel énerve de la manière la p &r

sans que la différence a formules implique une différence d'ax rité dans la citation. De part et d'autre le précepte divin est opposé Fa à la tradition d'école, qui est purement humaine. La etre Moïse paraît établir une antithèse secondaire entre le grand lé isle #4 teur, interprète des volontés célestes, et ceux qui veulent être ses ,

ment ; Marc ait « Moïse », parce qu il va sréprÉdiE ES den passages < de la Le Matthieu a pu écrire « Dieu », en songeant que les pré- A , ceptes “heu été dictés par Dieu même, et que Jésus les présente 3

comme divins. TC

Jésus cite d’abord le précepte du décalogue : « Honore ton père et ta mère ? », comprenant dans ce précepte du respect tous 1 devoirs des enfants envers leurs parents ; il le complète par la sanction que la Loi y apporte : « Qui maudit son père ou sa mère. sera mis à mort », relevant ainsi l'importance du commandement “4 par la gravité de la peine édictée contre ses violateurs ; après quoi il montre ce que les pharisiens ont fait d'une loi aussi essentielle et aussi redoutable, et comment, par des subtilités d'exégèse, ils sont venus à bout d'exempter lesenfants des égards et spécialement de l'assistance qu'ils doivent à leurs parents. Un père ou … une mère demanderont quelque chose à leur fils : celui-ci s'est. À excusé d'avance en vouant l'objet éventuel de leur requête comme offrande au temple; ce serait un objet consacré, et les parents È n'y pourraient rien prétendre ; un procédé si ingénieux, dispense, du moins à ce qu'enseigne la casuistique reçue, de donner quoi que = ce soit à de vieux parents. Ainsi le précepte divin est anéanti par une argutie scolastique ; car il s'agit d'une simple opinion d'école, et c'est pourquoi le Sauveur affecte de dire : « votre tradition. »

Le vœu en question ne paraît pas avoir eu un caractère absolu,

1Ex xx, A2 DEur. v, 10); xxx 417.

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