‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 773 sur 807 · Munus quodcumque est ex me tibi proderit · texte numérisé non relu

Munus quodcumque est ex me tibi proderit

tion de la phrase est irrégulière Fe Mare : « Et vous, : « Si un homme dit » etc., « vous ne le laisserez plus pour son père et sa mère. » Dans sa conclusion, l'évan oublie qu'il a mis : « vous dites, » avant la proposition Le passage correspondant de Matthieu présenterait la même gularité, sans exprimer, comme Marc, en quoi consiste le. des scribes, si on devait lire : « Et vous, vous dites : « Quicor dit à son père ou à sa mère : Soit offrande ce dont tu pou être secouru par moi. » [Il n’honorera pas son père », cette . nière remarque étant censée faite par, Jésus. Il faudrait su à la fin du discours prêté aux pharisiens, soit : « ce n'e rien de mal ! », ou bien : «il en a le droit ». Mais il n’est pas vraisemblable que l’on sous-entende ce qui justifie l'accusation. Le texte est intelligible et correspond exactement à ce qui est dans. Marc, si on lit : « Et vous, vous dites : « Quiconque dit », ete. —. n'honorera pas son père », c'est-à-dire ne doit pas l'honorer, ne. doit rien lui donner, cette assertion étant mise dans la bouche du docteur, pour le montrer en contradiction flagrante avec le précepte du décalogue ?. Ce n’est pas en ces termes que les casuistes formu- 4 4 laient leur conclusion, mais ce qu'ils disent revient à ce que Jésus Ne leur fait dire, et l’on ne voit pas qu'ils songent à protester. Cette forme piquante d'argumentation pourrait être primitive relativement à Marc, qui a l'air plutôt d'expliquer la pointe : « n'honorera pas son père », dans sa paraphrase : « vous ne le laissez plus rien faire … pour son père ou sa mère. »

Après avoir prouvé par cet exemple particulier le bien fondé de l'accusation qu'il a portée contre les pharisiens, le Sauveur conclut, d'après Mare, en disant qu'il pourrait citer beaucoup d'autres cas semblables, où la loi de Dieu est annulée en fait par des interprétations captieuses:; et d'après Matthieu, en citant le passage d'Isaïe que le second Évangile a placé en tête du discours ?. Ces compléments n'étaient pas nécessaires. Celui de Mare : « Et

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