‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 778 sur 807 · V. 413. 6 ratio uou 6 oùodvros. Ss. Om. mov · texte numérisé non relu

V. 413. 6 ratio uou 6 oùodvros. Ss. Om. mov

3. Défendue par B. Wetss (loc. cit.), qui voit opposition de ce que Dieu na pas planté, à savoir la tradition pharisaïque, et de ce que Dieu a planté, à savoir la Loi. Mais il n’est pas question de ce que Dieu a planté,

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques 61

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pas néèber ceux-ci d’être Ne leur destioss be D tielle est d’être déracinés; il faut donc les laisser devenir. ce quils ; peuvent, car ce sont gens aveugles, qui vont à leur perte, et qui VB conduiront quiconque se mettra sous leur direction. La méta- Cr phore de la plante ne paraîl pas très justement appliquée au judaïsme pharisaïque, lequel vient de Dieu en tant qu'institutionset l'on est tenté, pour cette raison même, de l'appliquer seulement au pharisaïisme. Mais ce qui n'offre pas de sens satisfaisant dansla bouche de Jésus s'entend fort bien de la part de l’évangéliste, pour qui la réprobation du judaïsme est un fait accompli. Il est vrai - pourtant que c’est l'organisation pharisaïque du judaïsme lui-même qui n'est pas une création de Dieu. | L'image choisie par l'évangéliste ! est défectueuse. Matthieu a entendu en allégorie ce qui avait été dit des aveugles par mamière de comparaison, et c'est ce qui l'a induit à mettre l'explication avant. la sentence que lui fournissait la source. Il voit dans les aveugles les pharisiens, et dans ceux qu'ils conduisent le commun des Juifs. Mais ce que Jésus a dit des aveugles s'entendait au sens propre, avec une application particulière qui n’était pas indiquée dans la source, et qui doit être celle qu'a supposée Matthieu. La forme primitive de la sentence peut-être mieux conservée dans Luc, l’assertion de Matthieu : «ce sont des aveugles conducteurs d’'aveugles ? », semblant être une adaptation de la question : « Est-ce qu'un ” aveugle peut conduire un aveugle? » Si un aveugle se mêle de conduire un autre aveugle, les deux vont au précipice; il en est de même dans l'ordre spirituel. Entre les applications possibles, la plus vraisemblable est celle qui assimile les docteurs du phamisaisme à l’aveugle conducteur, et leurs disciples à l’aveugle conduit. On a vu que la combinaison de Luc est artificielle. Celle de

1. Cf. Is. zxr, 3 ; Sopsx. 1, 3-4. | 2. La répétition du mot « aveugle », dans le v. 14, a causé beaucoup de variantes. Ss. : « Ce sont des conducteurs d’aveugles. » KBD, rugaot el 0brmyot. La plupart des témoins ajoutent rvs1&Y, omis peut-être accidentellement par les précédents, devant le rv9A6$ qui vient ensuite. Cf. xx, 24 ; Rom. m1, 49: 3. Supr. p. 624.

Matthieu pèche en ce que l'avertissement contre les maîtres dangereux serait mieux à sa place dans un discours public que dans une conversation particulière de Jésus avec ses disciples.

Marc, vu, 17. Et quand il fut entré dans la maison, (hors) de la foule, ses disciples lui demandèrent (le mot de) la parabole. 18. Et il leur dit : « Êtes-vous à ce point vous-mêmes imintelligents ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller, 19. parce que cela n'entre pas dans le cœur, mais dans le ventre, et s’en va aux lieux? »[Purifiant tous les aliments.} 20. Et il dit : « Ce qui sort de l’homme, c'est cela qui souille l'homme: car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, débauches, rapines, meurtres, 22.

Matra. xv, 15. Et Pierre, prenant la parole, lui dit : « Explique-nous la parabole. » 16. Et il'dit : « Êtesvous encore vous-mêmes imintelligents ? 17. Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe dans le ventre, et est jeté aux !

lieux? 18. Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est cela qui souille l'homme. 19. Car c’est du cœur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, débauches, rapines, faux témoignages, blasphèmes. 20. C'est cela quisouille l'homme; mais manger avec des mains non lavées ne souille pas l'homme. »

adultères, cupidités, méchancetés, fraude, impudicité, envie, blasphème, orgueil, impiété. 23. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme.

Marc suppose la même situation qu'après la parabole du Semeur. La parole de Jésus est censée contenir une signification allégorique dont le peuple n'a pu saisir la portée, et que les disciples euxmêmes n'ont pas comprise. Quand Jésus est entré dans la maison, à l'écart de la foule, «ils demandent la parabole? », comme ils ont fait pour le Semeur, au moins dans la rédaction à laquelle se rattacha d'abord l'explication de la parabole. L'élaboration de la présente péricope appartient à la même couche traditionnelle. Si le rédacteur Joignait quelque idée précise à « la maison », il a pu songer à Capharnaüm ; mais comme il a voulu seulement faire une place à l'explication que lui semblait réclamer la parole’de Jésus, cette

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