‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 803 sur 807 · D et plusieurs mss. lat. lisent Brôav:av · texte numérisé non relu

D et plusieurs mss. lat. lisent Brôav:av

2. V. 22. « Et ils vinrent à Bethsaïde » pouvait se rattacher primitivement à 13, qui double peut-être 10 pour l'insertion de 11-12. WeLLHAUSEN, Me. 63.

aurait été choisie pour figurer la patrie des apôtres : ras que Bethsaïde était « la ville d'André et de Pierre »? To sestil | que les deux récits sont parallèles dans l'économie présent du à. second Évangile : la guérison de l'aveugle paraît figurer l'adhésio | des apôtres à la foi messianique, et l’origine de l'Église judé

chrétienne, tout comme la sue du sourd- muet figure 1° con. +

en eux-mêmes, les Séetts ne semblent pas conçus en vue des HRIRIAPORE qui résulte surtout de la perspective créée ue EN

dacteur ; ils n'en sont pas moins taillés sur le même patron, les 4: HN des a nes se ri presque trait pes trait.

pour k guérir ?. Jésus prend l’ Au à l'écart, comme il a RUE ; sourd-muet, et pour la même raison. Il le A hors du village. S'il s'agit de Bethsaïde, le village serait l'ancienne bourgade. de pêcheurs, qui avait dû subsister à côté de la ville construite par. le” tétrarque Philippe. Le Sauveur ayant pris lui-même la main æ. = l’aveugle, ceux qui l'avaient amené n'eurent pas besoin de |’ accompa- FA #5 gner. Jésus le guérit en lui mettant de la salive sur les yeux, comme il en avait mis sur la langue du muet, et en lui imposant les mains#.… La guérison n'est pas instantanée, et c'est peut-être à raison de cette. circonstance que Matthieu et Luc n'ont pas reproduit le récit de Marc. La vertu sort de Jésus par la salive et l’attouchement, mais l'effet ne se manifeste que par degrés. Le Sauveur demande à l'homme s'il voit. Il voit en effet, mais confusément; les contours des objets lui semblent vagues, et leurs proportions grossies et incertaines. Des hommes qui passent à une certaine distance lui font l'effet d'arbres qui marchent. Jésus lui impose de nouveau les mains, et, cette fois, sa vue s’affermit ; il perçoit distinctement les 4 objets même éloignés. Es:

Puisqu'il reconnait tout de suite les choses qu'il voit, observent

1, 44; voir QÉ. 256, 684.

Cf. vrr, 32.

Cf. var, 33 ; supr. p. 980.

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L'AVEUGLE DE BETHSAIDE . 1009

les commentateurs !, il n'était pas aveugle de naissance. On a vu que le muet aussi avait parlé tout de suite correctement *, comme s'il n'avait pas toujours été sourd. Peut-être y a-t-il quelque témérité à raisonner sur des traits qui ont été conçus pour relever le miracle, non pour le diminuer; ils ont de plus une signification allégorique dont on doit tenir compte. En l’état des témoignages, il nest pas possible de déterminer au juste le caractère des infirmités dont le sourd-muet de la Décapole et l’aveugle de Bethsaïde ont été guéris. Si la guérison de l'aveugle n’a pas été subite, la cause en est sans doute d'ordre physiologique. Les anciens interprètes cherchaient des explications morales#. Il est assez vraisemblable que Mare, en indiquant les progrès de la guérison, a pensé à l'éducation des disciples“, qui s’est faite par degrés, non par une 1llumination soudaine et complète dès le début.

Jésus renvoie l'homme dans sa maison ; comme il lui défend d’entrer dans le bourg, on a pensé que l’aveugle n'était pas de Bethsaïde *. La conclusion ne s'impose pas ; puisqu'il s’agit d’un village, l’homme peut être invité à rentrer chez lui à la dérobée, sans passer par les rues. C’est toujours la consigne du silence: cette fois, on ne dit pas qu'elle ait été violée, et l’omission pourrait être sigmificative. Il s’est fait bien plus de bruit pour le sourd-muet, qui figurait la conversion des Gentils.

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