vis
8. vaux, 5, 9-43, 15. Cf. J. Werss, AE. 223-224. 9. var, 1-4.
10. vir, 6-8 (Is. xxix, 13); cf. 1v, 11-42 (Is. vr, 9-10). Lee Ars CE MAIOE
12. vir, 18-23 ; cf. 1v, 13. Voir WELLHAUSEN, E. 55. 13. var, 24 a. Rattacher à vi, 53-56.
sur l’ablution des mains; il pourrait se relier au passage en Gennésareth. Marc a dû trouver rédigée l’histoire de la Cananéenne !, car il retouche maladroitement le texte de la réponse, que Matthieu a conservé ?, en écrivant d’abord : « Laisse premièrement les enfants se rassassier », ce qui suppose une interprétation allégorique de la réponse où l’on sousentend la prédication ultérieure de l'Évangile aux Gentils.
Ce qu'on lit ensuite touchant la venue de Jésus en Décapole * ne semble pas avoir d'autre objet que de placer en territoire païen la seconde . multiplication des pains; le miracle du sourd-muet ‘, dans le contexte qui lui est donné, figure le salut des Gentils, comme la seconde multiplication des pains figure le don de l'Évangile aux nations. Cette circonstance éclaircit le sens de la première multiplication et rend compte du double récit : le premier figure la proposition de l'Évangile aux Juifs par les douze apôtres de Jésus *. Le second ne tient ni à ce qui précède ni à ce qui suit : pièce rapportée, que le rédacteur a trouvée toute faite et qu'il a mise à l'endroit convenable pour le symbolisme qu'il y rattachait. La demande de signes © ne vient pas mieux après la seconde multiplication des pains que la dispute sur l’ablution des mains après la première. ‘Elle a été insérée pour le même motif, afin de caractériser, en face de l'Évangile, vraie nourriture des âmes, le judaïsme qui « demande des signes 7 », et elle a dû être empruntée à la source où Matthieu et Luc ont trouvé les exemples de la reine de Saba et des Ninivites, qui n'ont pas eu besoin de signes pour croire à.
Le développement sur les deux multiplications des pains ?, que les apôtres sont supposés n'avoir comprises ni l'une mi l’autre, ne peut venir que du rédacteur évangélique, qui le rattache à une parole authentique sur le levain des pharisiens : on y reconnait son esprit et son inexpérience littéraire, comme dans le commentaire du Semeur et dans celui de la parole sur ce qui souille l'homme’?.
Ainsi que la guérison du sourd-muet présage la conversion des païens, celle de l’aveugle de Bethsaïde !! semble vouloir figurer le progrès qui