‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 95 sur 807 · port de x1v, 68 b, 72, avec · texte numérisé non relu

port de x1v, 68 b, 72, avec

sortie de Pierre et le chant du coq dont il est parlé après le premier renoncement ! doivent représenter la finale du récit dans ‘a source.

Dans la re'ation du procès devant Pilate ?, l'énoncé de l'accusation manque au début, la condamnation à la fin On ne voit pas pourquoi le procurateur, sans rien savoir encore, demande à Jésus s'il est « le roi des Juifs », ni pourquoi les plaintes des prêtres, devenues inutiles après l'aveu, ne se produisent pas plus tôt. Une transposition a dû être faite per le rédacteur *, soit pour différencier le procès devant Pilate d'avec le procès devant Caïphe, soit pour donner plus de relief au silence de Jésus, soit enfin et surtout pour amener l'incident de Barrabas, la faveur; en fait inexpliquée et inexplicable, que Pilate est censée avoir témoignée au Christ, ayant, selon l’évangéliste, sa raison d'être dans le silence de l'accusé, non dans l’aveu de sa prétention messianique. L'épisode de Barabbas * fait pendant au jugement par Caïphe ; il est intercalé dans le récit historique du procès devant Pilate pour faire entendre que le procurateur n'a pas condamné Jésus, mais qu'il l’a laissé mettre à mort, conformément à la sentence du sanhédrin, après avoir essayé en vain de le soustraire à la haine de ses ennemis par voie de grâce.

La scène de dérision dans le prétoire * ne se rattache pas à l'épisode de Barabbas, et l'intervention des soldats n’est point préparée ; mais le tout arrivait naturellement dans un récit où Pilate lui-même prononçait la sentence de mort. La narration se continue par la marche au Golgothaf. Les notices concernant le vin aromatisé, le partage des vêtements, deux traits qui marquent accomplissement des prophéties *, l'heure du crucifiement $, les injures des sanhédristes *, conçues par le même rédacteur que le procès devant Caïphe, les ténèbres 10, le cri : Æloï, Éloï lama sabaclani, et la méprise qui en résulte ‘‘, incident aussi peu intelligible pour l'historien que l'affaire de Barabbas, enfin le déchirement symbolique du voile qui recouvrait l'entrée du sanctuaire ‘? semblent superpo-

1. x1v, 68 b, en omettant : « dans le vestibule ». 2uxv, 1-15.

3. On obtient une meilleure suite -en lisant le v. 3 (3-5?) avant le v. 2. Cf. WELLHAUSEN, Mc. 136.

4. xv, 6-15 (4-15). La conclusion primitive doit être dans 15 b. 5. xv, 46-20 à.

..xv, 23 (cf. Ps. cxrx, 11, 22); 24 b (cf. Ps. xxir, 19). 8. xv, 25 (de la même main que xv, 33).

9. xv, 31-32 à (cf. xiv, 53 b, 61), doublet de 29-30. Ov 3 ct.en18) 141. xv, 34-36.

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