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TROISIÈME PARTIE

celui de la Dhuis; de telle sorte que, le 50 janvier 1860, les ingénieurs du service des eaux de Paris purent remettre à l’administration l’avant-projet de dérivation des eaux de la Loire, le projet de dérivation des eaux de la Dhuis, et le projet des machines à vapeur destinées à élever 100,000 mètres cubes d’eau de Seine, par chaque 24 heures, à la hauteur exigée de 64 mètres, en moyenne, audessus des eaux de la Seine.

Dans leur rapport sur ces trois projets, les ingénieurs démontraient que la dérivation des sources empruntées à la Champagne pourrait seule fourni r'une eau n’ayant besoin de subir aucune préparation, et pouvant être consommée par la classe ouvrière telle qu’elle sort des conduites publiques. Ils prouvaient, en môme temps, que ce dernier projet réunissait encore le mérite de l’économie. En effet, comme nous l’établirons plus tard, l’eau de la Dhuis, rendue dans ses réservoirs par l’aqueduc proposé, devait coûter seulement fr. 0,056 le mètre cube ; tandis que l’eau provenant de la dérivation de la Loire reviendrait à fr. 0,067.

A tous les points de vue, les eaux dérivées des sources de la Champagne devaient donc être préférées pour l’alimentation de Paris.

Tandis que ces études se poursuivaient , l’administration municipale ne perdait pas de vue les sources qu’il s’agissait de dériver ; elle les faisait jauger avec soin dans les moments de sécheresse. Les années 1857, 1858, 1859 sont les plus sèches qui aient été observées depuis le commencement du seizième siècle. Les sources d’Areueil, qui ont été jaugées régulièrement depuis 1610, n’ont jamais été aussi basses. Il était donc très-important de constater l’effet de cette sécheresse séculaire sur les sources à dériver.

La Dhuis, le Sourdon et d’autres sources de même nature, résistèrent parfaitement. On constata également qu’on pouvait compter sur la Vanne, qui fournirait aisément les 100,000 mètres cubes qu’on lui demandait. Mais les sources de la Somme- Soude baissèrent considérablement, et 1 on vit tarir des ruisseaux considérés jusqu’à ce jour comme ab-

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