‹ Les eaux de ParisChapitre 107 sur 152 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

solument intarissables. Mais en même temps qu’on constatait l’aftaiblissement des sources, on reconnut qu’en abaissant leur niveau de quelques mètres^ on pourrait leur donner un débit considérable. Partout où les sources avaient cessé de couler, on voyait l’eau à fleur du sol. 11 était donc évident que dans une année de sécheresse extraordinaire, comme 1858, on ne pouvait compter sur le contingent de

60.000 mètres cubes que devait produirela Somme- Soude, à moins d’augmenter le débit des sources comme on l’a fait à Dijon, à Saint-Étienne et à A vallon, en abaissant leur niveau, ou par des recherches souterraines.

La ville de Paris s’empressa de faire l’acquisition des sources signalées dans les études des ingénieurs. Au mois d’avril 1859, elle acheta, pour la somme de 65,000 fr. la source de la Dhuis, située à quelque distance de Château-Thierry, et pour la somme de

12.000 fr. les sources de Montmort, pour les réunir à celle de la Dhuis dans l’aqueduc de dérivation destiné au service des quartiers hauts de Paris.

Dans la vallée de la Somme-Soude, avoisinant celle

de la Dliuis, une opposition violente, suscitée dans la population, empêcha de faire aucune acquisition importante de sources ; on n’a pu acheter, jusqu’ici, que la fontaine aux truites , qui déhile de 2 à 5,000 métrés cubes d’eau par chaque vingtquatre heures.

On a été plus heureux dans l’acquisition des sources destinées à alimenter l’aqueduc de dérivation destiné au service des quartiers bas de Paris. Ce second aqueduc sera alimenté par plusieurs sources de la vallée de la Vanne, petite rivière qui coule entre Troyes et Sens, et tombe dans l’Yonne, à Sens. Les sources acquises par la ville de Paris suffiront abondamment aux besoins du futur aqueduc. En 1860, la ville de Paris a acheté, dans la vallée de la Vanne, pour la somme de 215,000 fr., les sources de iW, Tlieil, Malhortie , Saint-Philbert et Chujij , qui débitent, dans les plus grandes sécheresses, 67,000 mètres cubes d’eau par jour, et dans les sécheresses séculaires, comme en 1858, 48*000 mètres cubes. Enfin, elle a acheté, pour la somme de 50,000 fr., les trois

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