‹ Les eaux de ParisChapitre 109 sur 152 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

« Art. 2. Est approuvé le projet spécial qui a élé dressé par les ingénieurs du service municipal, pour la dérivation distincte des sources de la Dhuis et du Surmelin, et dont la dépense est évaluée à 14,000,000.

« Art. 5. M. le préfet est invité à poursuivre la déclaration d’utilité publique de ce projet spécial aussi bien que du projet primitif déjà adopté par le conseil municipal. »

L affaire fut déférée au conseil général des ponts et chaussées. Conformément au vœu exprimé par le conseil municipal, M. le préfet proposait : 1° le rejet des projets de dérivation de la Loire et des machines à vapeur pour l’élévation des eaux de la Seine; -° l’autorisation de mettre aux enquêtes le projet de la Dhuis, ô et enfin 1 autorisation de mettre aux enquêtes le projet de recherches d’eau dans les roches crayeuses de la Champagne, projet rendu nécessaire par l’abaissement du débit des sources dans les sécheresses de 1858.

Nous passons, pour abréger, sur les résultats de 1 examen qui fut fait, dans le conseil des ponts et

chaussées, de la question que le ministre lui avait soumise, d’après le vœu du conseil municipal. M. le ministre des travaux publics annonça le 15 avril 1860, au préfet delà Seine, qu’il autorisait la mise aux enquêtes du projet de la Dhuis, et l’ouverture des registres d’enquête dans les départements de la Seine, de Seine-et-Oise, de la Marne, de l’Aisne et de Seine- et-Marne.

Les registres d’enquête turent donc ouverts pendant un mois, du 25 avril au 25 mai 1860, à Paris, à Versailles, à Châlons, à Meaux et à Château-Thierry . Aucune opposition sérieuse ne fut faite, dans ces départements, au projet de dérivation de la Dhuis. Le projet de recherches d’eaux dans les roches crayeuses de la Champagne, c’est-à-dire dans le bassin de la Somme-Soude, souleva seul une opposition très-vive ; la commission d’enquête du département'de la Marne le repoussa formellement.

La commission d’enquête du département de la Seine, présidée par M. Élie de Beaumont, notre illustre géologue, et qui avait pour secrétaire M. Robinet, président de l’Académie de médecine * a fait,

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