‹ Les eaux de ParisChapitre 110 sur 152 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

sur le projet de dérivation des sources de la Dhuis, un rapport remarquable, que le Moniteur a publié le 16 août 1861 , et que divers journaux ont reproduit comme le plus instructif document sur la question dont se préoccupent, à juste titre, les habitants de la capitale. Dans ce travail, la commission d’enquête du département de la Seine s’attache à établir les conditions que doit remplir un bon système de distribution d’eaux potables dans une grande ville; elle combat les objections de diverse nature qui ont été élevées contre le projet de l’administration municipale, qu’elle adopte unanimement.

L’avis émis par la commission d’enquête du département de la Seine est formulé comme il suit : « La commission émet l’avis suivant :

« En ce qui concerne le projet, qu’il y a lieu :

« 4° D’augmenter dans une large proportion la quantité d’eau destinée aux services publics et privés de la ville de Paris, et notamment en eau propre aux usages domestiques; '

« 2° De préférer, à cet effet, des eaux de source

potables, limpides, et d’une température constamment modérée, à des eaux de rivière quelconques;

« 5° D’assurer, par les moyens connus et prévus au projet, le parcours de ces eaux en état de pureté et de fraîcheur depuis les sources jusqu’à Paris, ainsi que leur bonne conservation dans les réservoirs;

« 4° D’établir les réservoirs, conformément au projet, à une altitude qui permette de faire arriver l’eau, à peu d’exceptions près, môme dans les étages supérieurs de toutes les maisons;

« 5° De s’occuper avec la plus grande activité des travaux projetés, et par conséquent de la réalisation du projet.

« Par tous ces motifs, la commission est d’avis que l’avant-projet soumis à l’enquête est de la plus haute et de la plus incontestable utilité. »

Telles sont les diverses phases administratives qu’a dû traverser le projet que l’édilité parisienne étudie depuis si longtemps. On voit que les choses sont très-avancées, sans être encore à leur terme. Pour que l’on mette la main aux travaux, il faut

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