TROISIÈME PARTIE
encore obtenir la déclaration d’utilité publique, par décret impérial.
En terminant ce chapitre, nous croyons devoir résumer les considérations scientifiques sur lesquelles l’administration municipale et ses ingénieurs ont dû se fonder pour prendre une décision sur la question des eaux nouvelles de Paris.
En ce qui concerne le choix des eaux, on a écarté les eaux des fleuves, tels que la Seine ou la Loire, qui ne peuvent être bues sans préparation, c’est-àdire qui ont besoin d’être filtrées et rafraîchies, et qui, par conséquent, ne sauraient convenir aux classes ouvrières et aux ménages pauvres.
Les eaux de sources pouvaient seules répondre aux besoins du nouve.au service , mais les sources choisies devaient évidemment fournir une eau au moins aussi pure que l’eau de Seine filtrée.
Poui remplir cette condition, il fallait échapper à 1 influence de la grande lentille de terrain gypsifère du bassin géologique de Paris, qui rend toutes les eaux de sources de ce bassin dures et séléniteuses.
Or, comme celte lentille s’étend depuis Meulan jusqu’à Château-Thierry, c’est-à dire jusqu’auprès de la limite de la Champagne et de la Brie, c’était près de cette limite que les ingénieurs devaient pousser leurs recherches. C’est, en effet, dans cette région que l’on a choisi les sources qui serviront à l’alimentation de Paris en eaux potables. Les eaux de la Seine, qui composent le service actuel, seront conservées pour le nettoyage des rues et des égouts, l’entretien des bassins et fontaines décoratives, etc., etc. Les eaux dérivées des sources seront réservées pour le service privé.