TROISIÈME PARTIE
source que dans celles des fleuves. Les eaux de source de la Dhuis, qu’il est question de dériver à Paris, contiennent à peu près autant d’air que celles de la Seine en été1, et il est d’ailleurs manifeste que, pendant leur parcours depuis leur point d’émergence jusqu’à Paris, le long d’un canal de 140 kilomètres de longueur, dans lequel seront ménagés une couche d’air de 50 centimètres et des regards à chaque 500 mètres, ces eaux arriveront aux réservoirs parfaitement saturées d’air. Ce qui tend à diminuer la proportion d’air contenue dans les eaux, en général, c’est la présence de matières organiques qui absorbent l’oxygène de cet air en se décomposant. Exemptes de matières organiques, les eaux de source ne sont point sujettes à cette altération ; les eaux de rivière, au contraire, y sont forcément exposées.
C’est, du reste, une erreur de fait que de considérei les eaux de source qui alimentent les grandes x illes comme moins aerees que les eaux de rivière. Si 1 on compare à l’eau de Seine quelques sources utilisées en France, on trouve que :
1 Voir les résultats de l’analyse comparée de cesdeux eaux, p. 245-