PREMIÈRE PARTIE
Le 28 juin de la même année, le roi posa la première pierre de la fontaine d eau de Rungis qui fut élevée sur la place de Grève. On érigea en même temps, une partie des 14 fontaines destinées aux mêmes eaux1. Le surplus des eaux de l’aqueduc d’Arcueil fut abandonné aux collèges, aux communautés religieuses, et à quelques personnages haut placés.
Divers arrêts de 1623, juin 1624 et du 5 octobre 1625, révoquèrent ou moditièrent toutes les concessions et donnèrent lieu à une nouvelle répartition des eaux.
Il est fait mention, dans le dernier arrêt, de l’abandon fait au roi, des 20 pouces appartenant à
l’entrepreneur.
des Prés-Saint-Gervais, est encore très-dure, et de plus, très-incrustante.
1 Registres de la ville , vol. XXIV, fol. 305 et 549. Ces quatorze fontaines étaient établies à Notre-Dame des Champs,, à la porte Saint-Michel, près Saint-Côme, près le puits Saint-Benoît, au carrefour Sainte-Qeneviève, à la croix des Carmes, rue Saint-Victor, au carrefour Saint-Severin, au bout du pont Saint-Michel, rue de Bucy, au parvis Notre-Dame, dans la cour du Palais, les places de Grève et Royale .
« Procédant à une nouvelle distribution desdites eaux, tant des SO pouces que lesdits entrepreneurs sont tenus de fournir par ledit bail, que des 20 pouces qu’ils prétendent avoir de surplus à eux appai tenant , lesquels Sa Majesté a retenus à soi pour le prix et conditions portés par l'arrêt sur ce donné aujourd'hui, a ordonné et ordonne, etc. »
Le roi se réservait donc 58 pouces d’eau, et en laissait 12 au public, qui était encore obligé de partager avec les riches abbayes et les puissants seigneurs de la cour.
La dérivation de la source d’Arcueil fit jouir la ville de Paris d’un volume d’eau presque double de celui dont elle avait disposé jusque-là. Il y avait 50 fontaines publiques, dont 16 étaient alimentées en eau de Belleville et des Prcs-Saint-Gervais, et 14 en eau d’Arcueii.
Malgré l’amélioration notable que ces dernières eaux auraient dû produire dans le service, la pénurie ne tarda pas à reparaître dans le volume d’eau distribuée aux habitants de Paris, parce que de nouvelles concessions étaient arrachées tous les jours à la faiblesse du bureau de la ville. Le luxe de quelques particuliers consommait ce que récla-