PREMIÈRE PARTIE
la Beuvronne fut autorisée par une loi du 50 janvier 1791.
Mais, par suite de la pénurie de capitaux qui existait alors, M. Brulléene put réunir, dans le délai de trois mois qui lui était accordé, la somme de 10,000,000 de fr., qui lui était nécessaire pour constituer l’entreprise. Quelques années après, il céda ses droits à MM. Solages et Bossu, qui les firent valoir en 1799.
Ces ingénieurs s’engageaient à distribuer dans Paris 2,000 pouces d’eau à certaines conditions, et notamment au moyen de la cession de tous les établissements hydrauliques de la ville.
M. Brullée pensait augmenter de 5,000 pouces le produit de la Beuvronne par une prise d’eau faite dans la Marne, au-dessous de Lisv; mais il est évident que cela n’était pas possible puisque la Marne en ce point est à un niveau inférieur à celui de la dérivation de la Beuvronne.
MM; Solages et Bossu modifièrent’ celle partie de leur projetjen remontant la prise d’eau dans la ri-
vière d’Ourcq, au-dessus de Lisy. En 1 800, ils demandèrent au premier consul l’autorisation de prendre dans la Beuvronne , la Thérouenne et l’Ourcq, un volume d’eau de 120,000 mètres cubes par vingt-quatre heures, dont la moitié serait distribuée, comme eau potable, aux habitants de Paris, et 1 antre alimenterait ce qu’on appelait alors le canal de Pontoise. L’idée première de ce canal consistait, comme on l’a dit plus haut, à relier le bassin projeté de la Villette, non-seule-
ment à la Seine, vers Saint-Denis, mais encore à l’Oise, vers Conflans-Sainte-IIonorine et Pontoise.
Les offres de MM. Solages et Bossu étaient trèsséduisantes; mais il parut dangereux de mettre tous les établissements hydrauliques de Paris à la disposition d’une seule compagnie.
On ne tarda pas, d’ailleurs, à reconnaître que les propositions faites jusqu’alors reposaient sur des bases incertaines. Quatre nivellements, dirigés par
1 Propositions de l’ingénieur hydraulique de la ville, du mois de juin 17U9.