‹ Les eaux de ParisChapitre 46 sur 152 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

liquo, alors imparfaitement connues, M. Girard fit une inégale répartition de cette pente sur la longueur du canal.

Les projets définitifs de la nouvelle dérivation furent remis, en octobre 1805, au préfet de la Seine. Ils soulevèrent de nouvelles discussions dans le sein de l’assemblée des ponts et chaussées. Les uns, à la tête desquels se trouvait M. Bruyère, voulaient qu’on se contentât d’une simple dérivation de la Beuvronne; les autres demandaient que le canal, rendu navigable jusqu’à la Marne, vers Lisy, fût continué vers Paris à l’état de simple rigole. En mai 1804, la Chambre de commerce dé Paris opta pour le canal de petite navigation proposé par l’ingénieur en chef : elle y voyait la tète d’un canal de jonction de Paris à la Meuse.

Les jaugeages de l'Ourcq et de ses affluents furent vérifiés du 10 au 50 septembre 1804, par une commission composée de MM. de Prony, Becquey, do Beaupré, Bruyère et Regnard, auxquels furent adjoints MM. Girard et Levcillé.

Ces jaugeages, vivement critiqués par M. Girard,

donnèrent les produits suivants, par 24 heures1 :

Ourcq 104,729 m. cub.

Collinance 11,275

Gerg°gne 18,244

Thérouenne

Sources de May, Gregy etSévran .

Beuvronne 18,244

Produit total. . . 171,655 m. c.

Le conseil des ponts et chaussées commit, dans celte circonstance, une singulière erreur, dont il est difficile de se rendre compte aujourd’hui. Il conclut

des opérations de la commission que le débit de l’Ourcq ne pourrait suffire à un canal navigable;

'Dans les deux années exceptionnellement sèches 1857 et 1858, les produits du .jaugeage du canal de l’Ourcq ont été les suivants:

En septembre 1857 179,000 m. c.

A la suite des profondes sécheresses de 1858 et 1859,155,000 L’année 1804 n’a rien présenté d’extraordinaire sous le rapport de la sécheresse, et ne peut entrer sous ce rapport en comparaison avec 1857, l’année la plus sèche de toutes celles observées depuis la. fin du dix-septième siècle, et à plus forte raison avec 1858, qui a été plus sèche encore.

Il est. probable que le débit, de la rivière a été considérablement augmenté par les travaux exécutés en're le port aux Perches et Mareuil.

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