PREMIERE PARTIE
dans un conseil d’administration tenu à Saint-Cloud le 15 août 1807. A la suite de ce conseil, M. Girard fut nommé directeur des anciennes et des nouvelles eaux.
Une vérification des jaugeages • de rOurcq faite en octobre 1807, par une commission du conseil général, donna un volume de 181,816 mètres cubes, volume bien différent de celui de 104,728 obtenu en 1801.
L’année 1808 fut remarquable par l’impulsion donnée aux travaux. L’aqueduc de ceinture fut entrepris le 11 août de cette année. Le bassin de la Yillette se trouva complètement achevé au mois d octobre suivant, et les eaux de la Breuvronne y furent introduites le 2 décembre 1808.
D’autres travaux étaient entrepris et s’exécutaient en même temps. L’égout-galerie Saint-Denis, commencé le 15 juin 1808, fut terminé le 14 octobre. Les premiers travaux de la galerie Saint-Laurent furent ouverts le 1er août.
Lnlîn le 15 août 1809, joui’ de la fête de l’empereur, les eaux de la Beuvronne, introduites pour
la première fois dans les conduites de la ville, coulèrent en larges nappes, à la fontaine des Innocents, aux yeux d’un public émerveillé, qui n’avait jamais vu aux fontaines de Paris qu’un filet d’eau, sans cesse amaigri par les concessions gratuites.
La distribution de l’eau dans les quartiers des Halles fut immédiatement commencée sous les ordres de M. l’ingénieur Bralle.
Un décret du 20 février 1 810 fixa à l’année 1817 l’achèvement du canal et de la distribution de ses eaux. Les fonds alloués chaque année furent portés à 2,800,000 fr. En outre, la ville fut autorisée à faire un emprunt de 7,000,000 de fr. pour payer les indemnités de terrain.
Le 15 août 1811 les eaux de la Beuvronne jaillirent de la fontaine du Château-d’Eau.
Au mois de décembre de la même année, on commença les travaux du canal Saint-Denis.
La galerie des Martyrs fut achevée en mars 1 8 1 2, et, le 15 août 1815, on ouvrit la navigation de la première section du canal cnlre Claye et Paris.
Mais, à partir de cette époque, les revers éprouvés par nos armées et l’invasion de la France par les alliés vinrent complètement paralyser des travaux si largement entrepris.
Une commission, nomrnéepour aviser aux moyens de tirer parti du canal de l’Ourcq, constata que les dépenses faites au 5'1 décembre 1815 s’élevaient
à 22,596,088 fr.
Elle évaluait celles restant à faire à 55,856,060
Ce qui portait la dépense totale
a 58,252,148 fr
Le revenu net de l’opération était évalué
à 1,987,420 fr.
dans lequel le produit de la vente
de l’eau de l’Ourcq comptait pour. 1 ,400,000
de sorte que le produit net des
trois canaux était évalué à *. . . 587,420 fr.
1 Aujourd hui, on sait que le produit des trois canaux est beaucoup plus considérable que ne l’évaluait la commission; mais, en revanche, le produit brut de la vente des eaux de l’Ourcq n’est
Après les Cent-Jours, une importante modification fut apportée dans le personnel du canal de l’Ourcq. Le 2 juin 1817, la direction des travaux fut confiée à un inspecteur divisionnaire, M. Ilageau.
M. Girard abandonna celte partie du service et conserva l’administration des anciennes eaux de Paris dont M. l’ingénieur en chef Bralle, récemment mis en letraite, avait été chargé sous ses ordres.
L’état des finances de la ville de Paris, dans les premières années de la Restaura lion, ne lui permettait guère d’achever les travaux du canal de l’Ûurcq ; on songea donc à faire terminer cette grande entreprise par les soins et aux frais d'une compagnie financière, à laquelle on abandonnerait les produits des canaux.
M. Girard dit1 que c’est à son instigation que se
encore aujourd'hui que de 1,500,000 fr. environ, de sorte que la commission a lait une double erreur qui a été bien piéjudiciable 3 aux intérêts de la ville, lorsqu’elle a traité avec une compagnie | pour l’achèvement des trois canaux.
1 Recherches sur les eaux publiques de Paris.