TOMPES A. FEU UE CHA1LLOT ET DU GROS-CAILLOU
Les pompes à feu de Chaillot, construites par les frères Périer, en 1782, ont cessé de marcher, l’une le 7 août 1851, l’autre le 5 novembre 1855. Ces machines, pendant toute leur durée, ont été maintenues dans leur état primitif, avec chaudières à lombeau, à fond plat; les cylindres étaient à simple effet, suivant le système de Newcomcn. Elles brûlaient énormément de charbon (de 5 à 6 kilogrammes'par heure et par force de cheval), et n’ont jamais produit la quantité, de travail annoncée par les frères Périer, qui avaient promis 15,500 mètres cubes par 24 heures. Au commencement du dix-neuvième siècle, on comptait leur produit pour 4,152 mètres cubes par 24 heures» En 1852, le produit minimum quotidien a été de
En 1857, de En 1858, de En 1859, de
4,500 mètres cubes, et le maximum de 555 pouces, ou de 6,400 mètres cubes par 24 heures.
Les machines du Gros-Caillou ont cessé leur service le 15 août 1858. On comptait .que leur produit journalier pouvait être de 3,000 mètres cubes; mais en réalité, comme elles ne travaillaient que le jour, elles ne montaient guères plus de 1 ,500 mètres cubes ; on a vu qu’au commencement du dixneuvième siècle leur produit était compté pour 1,505 mètres cubes.
nouvelles machines DE chaillot. — Les machines de Chaillot et du Gros-Caillou étaient depuis longtemps dans un état qui n’était plus en rapport avec les progrès de la science. Non-seulement elles brillaient beaucoup trop de charbon, mais encore elles manquaient de puissance, et le volume d’eau qu’elles pouvaient élever n’était plus en rapport avec les besoins de Paris. Un projet de machines nouvelles fut donc dressé par les ingénieurs du service municipal, et les travaux furent adjugés, le 8 octobre 1851, à MM. Schneider etCie, du Creusot.
Le nouvel établissement hydraulique de la ville