‹ Les eaux de ParisChapitre 63 sur 152 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

fut maintenu dans l’emplacement des anciennes pompes à feu de Cliaillot. C’était une faute, capitale malheureusement, car on condamnait de nouveau les Parisiens à boire les eaux de Seine, souillées par les déjections des égouts, et notamment parcelles de l’égout de la rue Rivoli, qu’on construisait en môme temps, et qui débouchait en Seine en aval du pont de la Concorde.

Les machines de Cliaillot sont au nombre de deux ; elles sont à simple effet, système Cornouailles, c’est-à-dire que la vapeur n’agit dans le cylindre que pendant l’aspiration. Le refoulement de l’eau s’opère par des contre-poids qui chargent le piston des pompes. Le volume d’eau monté par chaque appareil varie avec la longueur de la course du piston. Il est au maximum, et en marche normale, de 19,000 mètres cubes par 24 heures.

La machine dife de Y Alma, a été mise en roulement le 5 novembre 1855; la machine dite Yléna , le 1er août 1854*.

' Los vailles machines de Cliaillot qui portaient les noms d’A«-

Depuis celle époque, ces deux machines ont fait, en grande partie, le service d’eau de Seine de l’ancien Paris; mais jusqu’à la tin de 1857, leur marche a laissé beaucoup à désirer. Les organes inférieurs des pompes, les clapets des soupapes d’aspiration et de refoulement étaient beaucoup trop faibles, et se brisaient à chaque instant. Il était facile de remédier à ce vice de construction; mais malheureusement là n'était pas le mal le plus grave.

Les machines de Cornouailles, refoulant.au moyen de contre-poids, doivent monter l’eau à une hauteur fixe. Lorsqu’elles travaillent au-dessous de ce niveau normal, le contre-poids est trop lourd, descend trop vite et brise les soupapes et leurs clapets. Si l’eau est montée trop haut, le piston des pompes reste en route. Il faut donc que les pompes travaillent sous une pression d’eau constante. Celle condition ne fut pas remplie à Chaillot; les machines durent travailler longtemps avec des pressions variables; de là des chocs irrésistibles et les acci-

cjiisline et de Constantine, cessèrent de marcher, la première, le 7 août 1851, la seconde, le 5 novembre 1855.

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