DEUXIÈME PARTIE
dents de toutes sortes qui ont compromis pendant plus de trois ans le service des eaux de Paris1.
Ce ne fut qu’après l’achèvement des réservoirs de Passy, dans lesquels l’eau refoulée, arrive à un niveau invariable, que le travail des machines à vapeur devint complètement régulier. Depuis cette époque, c’est-à-dire depuis la lin de 1857, les accidents sont devenus très-rares, et le service de Paris n’a plus subi d’interruption.
Les machines à vapeur de Chaillot travaillent sans détente; elles n’ont pas assez de masse; il faudrait donner au piston une vitesse initiale trop considérable, mais toutes les tentatives faites jusqu’à ce jour ont causé de graves accidents. On les fait donc marcher à pleine vapeur, d’où il résulte que la consommation de charbon est un peu plus grande qu’elle ne devrait être.
En comptant le travail des machines en eau montée c’est-à-dire en chevaux utiles , on trouve
1 L’ébranlement produit par la fermeture des clapets et. soupapes était si violent qu’il se faisait sentir jusque dans les maisons situées de l'autre côté de la rue.
que le poids de charbon consommé par heure et par cheval utile a élé :
En 1855
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11 y a un grand progrès, on le voit, et aujourd’hui le rendement est satisfaisant pour des machines à vapeur qui marchent sans détente.
Suppression des machines a vapeur du gros-caillou. Dans le cours le l’été si sec de 1858, on reconnut que l’eau delà Seine fournie par les machines du Gros-Caillou 1 n’était pas acceptable dans le service. L’odeur de matières fécales qu’elle exhalait était intolérable; aussi malgré la pénurie d’eau dont on souffrait à cette époque, les machines furerit-
1 La conduite d'aspiration des machines du Gros-Caillou était située à l’aval de l’égout des Invalides. Or, l’iiôlel des Invalides n’a pas de fosses d’aisances, et toutes les matières tombent dans l’égout.