DEUXIÈME PARTIE
elles mises en chômage par arrêté du 15 août 1858. Elles cessèrent de fonctionner le 15 du même mois.
Une nouvelle machine fut commandée à MM.Farcot, ingénieurs-mécaniciens, et installée dans un emplacement qui appartient à la ville, en amont du pont d’Austerlitz, de la Bièvre et de l’égout de la Salpêtrière.
Malheureusement la force de cette machine est limitée par le diamètre de la conduite sur laquelle elle refoule l’eau. Cette conduite, dont la longueur entre le quai d’Austerlitz et les réservoirs de Passv est
de 15,500 mètres, n’a que 0m,40 de diamètre à son origine sur 2,400 mètres de longueur. On ne pouvait prudemment, dans une conduite de ce diamètre, refouler plus de 100 litres d’eau par seconde. La nouvelle machine élève donc à peu près celte quantité d’eau, ou 8,600 mètres cubes par 24 heures. Elle consomme de 1 k,50 à 1 k , 9 0 de houille par heure et par force de cheval utile. C’est un travail bien supérieur, on le voit, à celui des machines de Chaillot.
Toutes ces opérations, faites au moyen d’écono-
mies et de prélèvements sur les fonds d’entretien, furent régularisées par arrêté du préfet de la Seine du 29 mars 1860.
Les dépenses pour créer le nouvel établissement, construire les bâtiments, faire la prise d’eau, etc. s’élevèrent à 254,000 francs.
Les établissements hydrauliques de la zone suburbaine SONT CÉDÉS A LA VILLE, PAR LA COMPAGNIE GÉNÉRALE
des eaux. — Au moment où l’on réunissait à Paris la zone de la banlieue comprise entre l’ancien mur d’enceinte et les fortifications, le service des eaux de cette nouvelle partie de la ville était fait par une compagnie, la Compagnie générale des Eaux. 11 n’était pas possible de laisser le nouveau Paris dans les conditions où il se trouvait alors. Tandis que les anciens Parisiens payaient par an, pour avoir un abonnement de 1 ,000 litres par 24 heures, 50 francs pour l’eau d’Ourcq et 100 francs pour l'eau de Seine, les nouveaux abonnés payaient à la Compagnie 280 francs pour le même volume d’eau. Cette inégalité était trop choquante pour être maintenue; un décret du 2 octobre 1860 a approuvé un