‹ Les Eaux En Champagne DévastéeChapitre 15 sur 55 · LL OURS · texte numérisé non relu

LL OURS

Ce n’est qu'en 1669 que BoyLE donne les premiers procédés d’analyse et se sert de quelques réactifs très rudimentaires, tels que Îa teinture de noix de galle, l'infusion de bois de Brésil et le sirop de violettes.

Les travaux sur l'analyse des eaux deviennent de plus en plus nombreux. Urbain IHIERNE (1680), Lister (1682), VALLERIUS (1697), Recrs, Dinrer, Bourpuc (1699), BURLET, GEOFFROY (1707), HOFFMANN, (1729), Læ Ror (1752), HoME (1756), MARGRAFF (1759), PRIESTLEY, Guyton de MoRvEAU (1792), BERGMANN reconnaissent tous que la recherche de la potabilité des eaux doit résider dans leur composition ; mais ces travaux se bornent aux éléments minéraux. SCHAREMBERG, en 1778, élève de BERGMANN aborde le premier le grand inconnu des matières organiques, qui n'est pas encore complètement résolu.

C’est alors que les procédés empiriques font place aux données scientifiques «et les progrès considérables de la chimie vont permettre de déterminer à peu près complètement la composition minérale et organique des eaux, là, se bornaient les recherches des hygiénistes, qui considéraient l'analyse chimique suffisante pour apprécier la pureté d’une eau.

Mais les immortelles découvertes de PASTEUR, ouvrant un nouvel horizon à la science, vont montrer, surtout par les travaux de MIQUEL, le rôle considérable des infiniment petits dans les épidémies et les maladies infectieuses d'origine hydrique et indiquer la nécessité de l'examen microbiologique.

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