ANALYSE CHIMIQUE
Après avoir étudié les renseignements fournis par la Géologie, nous allons examiner, au point de vue chimique, quels sont les principaux éléments contenus dans Teau eb leur dosage nous permettra d'apprécier sa valeur au point de vue hygiénique.
Nous nous proposons d'exposer les méthodes d'analyses les plus simples et ‘es plus rapides et qui nous ont donné les résultats les plus probants.
Avant d'aborder l'examen des procédés analytiques, nous indiquerons les précautions que nous employons pour les prélèvements des échantillons et qui nous paraissent les plus indispensables.
Les bouteilles en verre blanc, très propres, sont rincées à l'acide sulfurique, puis au permanganate acidifié par l'acide sulfurique, . détruisant ainsi toutes matières organiques pouvant adhérer au verre,
SA enfin lavées abondamment à l’eau distillée jusqu’à réaction neutre. Les bouchons en verre ou en liège neuf et paraffinés sont nettoyés de la même façon.
Autant qu'il est possible, nous faisons la prise d'essai dans le flacon directement, ce qui est facile quand la source possède un écoulement constant, ou une pompe après l'avoir fait fonctionner pendant dix minutes pour évacuer l’eau que contient les tuyaux, ou un robinet de canalisation après l'avoir laissé couler le plus longtemps possible. Quand nous ne pouvons prélever l’eau directement, nous employons un récipient intermédiaire et très propre, rincé plusieurs fois avec l’eau à analyser. Dans une rivière, un réservoir où un puits, nous prenons toujours l’eau à une certaine profondeur, évitant l’eau de surface, celle du fond ou celle des rives.
Ajprès avoir pris la température et celle de l'air ambiant, nous étiquetons soigneusement et notons toutes les indications utiles : endroit exact du prélèvement et profondeur, présence d'habitations, décombres, ordures ménagères ou fécales, étables, cimetières surtout militaires, fosses à fumier et leur écoulement ainsi que celui des eaux résiduelles d'usines et toutes autres causes qui pourraient souiller le point d’eau. La constitution du sol et du soussol, la nature des cultures voisines, l’état de l'atmosphère et les pluies récentes nous donneront également des renseignements précieux.
Autrefois, la chimie et la bactériologie n'ayant pas fourni leur contribution indispensable, on appréciait qu’une eau était potable, quand elle était fraîche, limpide, incolore, de saveur agréable, sans goût, sans odeur, pouvant cuire les légumes et dissoudre le savon. Nous considérons que ces caractères organoleptiques et physiques conservent toujours leur importance, nous les consignons avec soin, et nous mettrons en évidence son odeur, en chauffant de 50° à 60° et si nous percevons une odeur fade ou plus ou moins putride, nous aurons des doutes sur la salubrité de cette eau. La saveur peut difficilement s’apprécier à la température ordinaire, mais en chauffant de 15 à 20°, elle se trouve développée au point que la dégustation permet de reconnaître deux eaux différentes.
HipPOCRATE diseif que les meilleures eaux sont chaudes en hiver et froides en été, malheureusement il n’en est pas toujours ainsi, et la fraîcheur d’une eau si agréable pendant les fortes chaleurs présente un danger dans nos régions dévastées, où les habitants préfèrent boire l’eau malsaine de bien des puits au lieu de la faire bouillir (ce qui lui enlèverait sa fraîcheur). Néanmoins nous prenons la température de l’eau au moment du prélèvement de l'échantillon,
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elle doit varier de 7 à 15° pour que l’eau potable soit fraiche, une température supérieure est désagréable et fournit un signe de contamination ou indique une eau superficielle insuffisamment purifiée par la filtration souterraine.