RECHERCHE DES GERMES ANAÉROBIES
Nous effectuons cette recherche au moyen de la Gélose Veullon ; c'est une gélose sucrée additionnée de 1 p. 1000 de nitrate de potasse. La culture des anaérobies s'accompagne souvent de dégagement de gaz, principalement d'hydrogène et d'acide carbonique, qui disloquent le milieu: L’hydrogène est insoluble, mais äl réduit le nitrate de potasse en formant de l’eau ; lacide carbonique au contraire, est très soluble.
C’est un procédé de choix, qui évite tous les appareils compliqués, employés habituellement. Nous répartissons la Gélose Veillon dans de grands tubes, de sorte que le cylindre de gélose atteigne 10 centimètres de hauteur, nous liquéfions au bain-marie et refroidissons vers 45°. Nous ensemençons avec 10 gouttes de l’eau à examiner ; nous mélangeons exactement en roulant le tube entre les mains, et nous refroidissons en évitant soigneusement d'introduire des bulles d'air. Nous portons à l’étuve à 38° et laissons cultiver de 24 à 36 heures. d
Les microbes aérobies contenus dans l’eau se développent en surface où ils forment un voile plus ou moins épais. Ge voile de microbes (mycoderma) est un précieux protecteur pour les anaérobies auxquels il empêche toute atteinte de la part de l'oxygène, les aérobies en étant très avides, n’en laissent passer aucune trace.
Les anaérobies facultatifs se développent à la partie supérieure de la gélose et nous ne considérons comme anaérobies stricts que les espèces qui cultivent au-dessous de 2 centimètres de la surface.