RIÎCEPTION DES POMPES DU GRAND- MOULIN
ce deniior cessait d'être ch.iroc de l'enlretien des macliine et pompes du Grand-Moulin le 21 mars 1680. Cet entretien fut adjugé, le 50 juillet de cette année, au sieur Jean Albert, maître menuisier, pour trois années à partir du 1" août, aux clauses et conditions indiquées ci-dessus pour celui du Petit-Moulin'.
Le procès-verbal de l'élat des lieux fut dresse officiellement le 8 août suivant. M. de Mance mis en demeure d'assister à l'opération n'y prit aucune pari, et il faut croire qu'elle ne se faisait pas avec son assentiment, car on dut faire ouvrir par un serrurier les portes de sou appartement qu'on trouva entièrement démeublé. Ce procès-verbal fut dressé par deux échevins de la ville, MM. Philibert Levesque et Antlioinc Croissy, conseiller du Roi, assistés du greffier de la ville, du sieur Piquel, inspecteur des fontaines, et de Jean Dorival, serviteur de la ville. Les commissaires définissent ainsi leur mandat :
« Nous aurions procédé à la visilc dcsdils moulin et iiiacliiiic pour en connoistre Testât, el ce qu'il manquoit et coinicnoit rcslablir par ledit sieur de Manec et ce quy pouuoit estre à la ville aparti nant dépendant desdits moulin et machine. »
Les choses furent trouvées en désordre plutôt qu'en mauvais étal, cà part quelques pièces usées et demandant des réparations, comme la garniture des paliers de la roue; trois pistons des pompes étaient en place et en état de fonctionnement; le quatrième fut trouvé dans une chambre du moulin. Il en était de même des verrins qui servaient à soulever la roue : sur quatre, trois seulement étaient équipés. Des deux gros tuyaux servant à monter l'eau dans les combles, un seul était en état de service,
M. de Mance, ce qui était plus grave, avait, pour son agrément particulier, percé le mur de la chambre des pompes, coupé les poteaux et fait trois arcades dans le mur qui séparait cette chambre des autres pièces de l'édifice, pour y faire des cas-
' nc"islL-cs (lo !;ivillo, vol. L, 11. lcSi7, loi 7i;G
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Cad es el (les jets d'eau, sorte de chose qui a un allrail loul jiarliculier pour les Parisiens.
La machine en ce jour de dernière visite montait les 50 pouces dus à la ville, on devait s'y attendre. Il en était de môme au Petit- Moulin, les 50 pouces d'eau étaient versés dans la cuvette'.
Ainsi se termina assez tristement l'intervention des deux fondateurs dans l'exploitation des pompes du pont Notre-Dame.
Le personnel administratif de ces deux machines fut complété le 29 août 1620, par la nomination d'un inspecteur des pompes, sorte d'agent de confiance chargé d'une haute surveillance, de veiller au bon entretien des pompes, de s'assurer qu'elles fournissaient 'toujours le volume d'eau voulu « et tenir un mémoire exact de ce quy s'en delfaudra », d'en avertir le bureau de la ville, et surtout le sieur Piquet ayant l'inspection des fontaines de la ville. L'agent choisi comme particulièrement fidèle et capable fut « Charles Scullier, garde du Roy en la Preuoslé et l'hostel icelluy. » On lui accorda comme logement les pièces occupées antérieurement par Jean Dorival, dont il a été souvent question ci -dessus, et par M. de Mance, « sans estre le dict Seullier teim de payer pour le dict logement aulcune chose au domaine de lad' Ville'. »
La nomination de cet inspecteur était évidemment une bonne chose; jusque-là les ouvrages hydrauliques de la ville étaient surveillés par des agents qui ne s'en inquiétaient guères, et on était loin du système normal d'entretien. La nomination de Seullier était un pas fait vers ce système qui ne comporte pas d'élatmajor et exige surtout des yeux ouverts. Il faut convenir dailleurs que cette nomination ne compromettait pas les finances de la ville.
On ne gagna jias grand'chose au changement de régime. On avait substitué à deux ingénieurs, dont les noms sont enregistrés
' Uegislrcsde la ville, vol. L, 11. IS'27, M 770 o siiiv. ' Ibid., vol. L, fol. III.