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LES POMPES, ETC. - RÉPARATIONS INSUFFISANTES

L'exécution des travaux proposés par les commissaires de l'Acadéuiie exigeait des dépenses assez importantes, et, avant de les entreprendre, le bureau de la Ville résolut d'exécuter les réparations les plus urgentes, de manière à garantir l'existence des machines pendant deux ans au moins.

Le 5 août 4760, on accepta la soumission d'un sieur Carbonnier qui se chargeait de ces réparations moyennant la modique somme de 1612 liv. 17 sols ; les travaux étaient terminés au commencement de l'hiver ; les dépenses prévues étaient dépassées de beaucoup; on dut résilier l'entreprise, et le sieur Carbonnier donna son désistement, à la charge, par la Ville, de payer les dépenses faites, et de lui accorder une somme de 600 livres à titre d'indemnité. Cet acte de désistement était accompagné du devis de 1612 liv. 17 sols des réparations qui devaient être faites.

M. Moreau, maître général, contrôleur inspecteur des bâtiments de la Ville, gardé ayant charge des eaux et fontaines publiques, constata, dans un procès-verbal, que le montant des ouvrages faits s'élevait à 7616 liv. ou environ, proposa au bureau la résiliation de l'entreprise et de donner au sieur Carbonnier une attestation en forme, indiquant l'état de la machine avant et après les réparations. M. Moreau reconnaissait d'ailleurs qu'au 26 février 1761 la machine n'était plus en état de péril et qu'elle montait autant d'eau que lorsqu'elle était dans son état le plus parfait. Les propositions dé M. Moreau furent approuvées, et le désistement du sieur Carbonnier fut accepté le 10 mars 1761 '.

Je ne trouve d'ailleurs, dans les documents du dix-huitième siècle, aucune pièce établissant que les réparations prescrites par l'Académie aient été exécutées d'une manière plus complète.

A partir de 1700, nous manquons de documents précis sur le rendement des pompes du pont Notre-Dame. C'est incidemment qu'on apprend de temps à autre que les pompes fonctionnent bien ou mal. C'est ainsi qu'en 1760 le rapport des commissaires

' Registre de la Ville, vol. XCII, fol. 113 et suiv.

de l'Académie nous apprend que « les deux équipages du pavillon du Nord (grand inoiihn) sont hors d'étal d'aller, l'un depuis le 28 avril dernier (plus de deux mois), et l'autre depuis plus d'un an ». Les visites et les jaugeages annuels n'étaient plus enregistrés. Les derniers dont nous Irouvons trace dans les registres de la Yillesonl du 14 janvier 1700\

Concours ouvert en 1787 et 1788 avec prix de 12000 livres, pour la réparation des pompes du pont Notice -Daine. Clôture de ce concours, [" août 1788. — A partir de la délibération du 10 mars 1761 qui, approuve les travaux de restauration des pompes faits par le sieur Carbonnier, il n'est plus guère question des pompes du pont Noire-Dame dans les délibérations du bureau de la Ville. J'y trouve cependant des pièces très-curieuses d'a])iès lesquelles les pompes étaient en mauvais état eu 1787 ; un concours était ouvert pour les réparer. La première de ces pièces est une lettre adressée au prévôt des marchands par un sieur Mailly, qui proposait de réjiarcr et d'améliorer les pompes, et qui appuyait sa proposition sur uu avis favorable de l'Académie des sciences. Le prévôt des marchands renvoyait cette lettre au procureur du roi et de la Ville avec cette note :

« M. le Procureur du Roy, est-il nécessaire de faire aclut'llcinent des réparations à la pompe du pont Notie-Dame et ne serait-il pas possilde d'attendre l'examen des dillërcnls projets qui concourront pour le prix propose? »

Signe : Lepei.ltiek.

Ce 15 septembre 1787.

Le procureur du roi et de la Ville répondit, le 19 octobre suivant, que, d'après l'avis du sieur l'oyet, architecte de la Ville, il n'y avait dans le projet du sieur Mailly rien d'assez précis pour qu'on y doimàl la moindre attention; (]u"à la vérité le rapport du commissaiie de TAcadémie suppléait au manque de clarté de ce

' Iians le calcul des oaux ilisiribuécs en 1 7i)-4 (voy, p. 20), j'ai ilù me ser\ir des jaugeages faits uu dii-seplième siècle.

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