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LES POMPES A FEU. — AVIS DU BUREAU

disposait du temps de Bonamy, en 1754', n'était pas notablement augmenté, et les besoins s'étaient considérablement accrus, avec le développement de Ja population et du bien-êlre. Les services publics n'existaient pas.

Le 17 août 1776, M. Amelot, secrétaire d'Etat, transmit au bureau de la Avilie deux projets, l'un du sieur Capron, l'autre de MM. Périer% en appelant en outre l'attention du bureau sur un 5^ projet présenté, dès l'année 1765, par le chevalier d'Auxiron.

Le sieur Capron proposait de construire dans la Seine , audessus de l'Arsenal, une digue assez étendue pour créer une chute et faire marcher une pompe hydraulique. 11 demandait la suppression de la pompe Notre-Dame. Le Gouvernement et la Ville devaient contribuer aux dépenses. MM. Périer proposaient d'élever 150 pouces d'eau au moyen de machines à vapeur ou pompes à feu, construites en divers points de la ville, et de les distribuera leurs frais, risques et périls. Ils se contentaient d'un privilège de 15 années , et ne demandaient ni l'abandon ni la démolition des pompes de la Ville.

Le chevalier d'Auxiron prétendait être l'auteur du projet des sieurs Périer : dès l'année 1765 il avait publié un mémoire dans lequel il proposait d'établir une pompe ta feu, en annonçant la possibilité de son exécution par une souscription; il supposait que la Ville abandonnerait gratuitement les tuyaux publics et la pompe du pont Notre-Dame. En 1769 il publiait un nouveau mémoire, dans lequel il élevait son projet au-dessus de celui de l'Yvette.

Le prévôt des marchands résumait ainsi les observations du ministre : « 1" la circonstance ne permettant ni à la Ville ni au Gouvernement de s'occuper actuellement de l'exécution de la to-

' Voy. page 20.

- MM. Périerfeères, mécaniciens très distingués; l'aîné, Jacques Constantin, parait avoir été le chef de la maison; il fui nommé membre de l'.icadémie des sciences en 1785. Il était âgé de 54 ans lorsque son projet fut présenté aux bureaux de la ville, et mourut le 17 août 1818. Son frère Auguste Charles était son associé et ne cessa de le seconder dans loutes ses entreprises. Cetle famille n'a aucune relation de pai'enté avec celle de M. Casiir.ir Périer.

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talité (lu projet de M. de Parcieux, la Ville ne pourroiL-elle pas du moins coniincncer, comme le propose l'Académie des sciences, par amener à Paris les eaux delà Bicvre, ce qui l'ouruiroil provisoirement (piatre cent cinquante pouces d'eau?

« 2" En supposant qu'on ne puisse pas songer dans le moment présent à ce commencement d'exécution, n'esl-il pas ii craindre qu'en adoptant l'un des deux nouveaux projets, ce ne soit renoncer pour toujours à l'espérance d'exécuter dans des temps plus heureux le projet de M. de Parcieux?... 11 semble du moins qu'il faudroit exiger de l'auteur du nouveau projet qui sera adopté une renonciation expresse à toute espèce d'inilemnilé, en cas qu'on voulût exécuter le projet de M. de Parcieux.

« 5" Si l'espérance d'exécuter un jour le projet de M. de Parcieux peut se concilier avec l'exécution soit du projet du sieur Périer, soit de celui du sieur Capron, lequel des deux prcijels pai'oît à la Ville mériter la préférence ?

« 4° Enlin quels égards peuvent mériter les représentations du sieur clievalier d'Auxiron?... »

Voici qnelle fut la ré[)onse du bureau à ces questions :

« Après en avoir communiqué au procureur du roi et de la Ville, nous estimons qu'étant reconnu que la Ville ne ])eut jjas s'occuper actuellement de l'exécution de la totalité du projet de M. de Parcieux, elle n'est pas même en état d'eiitrcpreudre la partie qui consiste, suivant la proposition de l'Académie, àamenerà Paris les eaux de la Bièvre.... La ville de Paris, dont les ressources ne sont pas suflisanles pour rem[)lir ses obligations, éprouve depuis plusieurs années une diminution considérable dans ses revenus, et elle est bien éloignée d'avoir des fonds libres pour une entreprise de cette nature.

c< Sur la '•2' question, nous pensons, ainsi que nous l'avons toujours fait, que le projet de M. de Parcieux étant le plus utile et lo plus sur, il convient de se réserver tous les moyens de l'exécuter sans obstacles, lorsque les circonstances le permettront, et (pie tous les autres projets ne doivent être regardés cpic

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