‹ Les eauxChapitre 138 sur 310 · PROSPECTUS DES EAUX DE PARIS · texte numérisé non relu

PROSPECTUS DES EAUX DE PARIS

L'entreprise des macliines à feu, pour lionnor à la ville de Paris autant d'eau qu'elle en peut consommer dans tous les cas possibles, a moins été, dans le principe, une spéculation d'intérêt qu'un grand acte de courage et de patriotisme.

Quel(iuos citoyens français ayant vu, d'un œil jaloux, la ville de Londres arrosée et fournie d'eau avec une profusion aussi abondante que peu coùleusc à cliaciue particulier, gémissaient à leur retour de trouver Paris dans la privation presque absolue de l'élément le plus nécessaire à la salubrité de l'air, à la propreté de la ville, à la santé, au bien-être des citoyens: ils ont essayé d'écliauffcr plusieurs bons esprits sur la gloire et l'utilité de cette grande entreprise.

Le bonheur de rencontrer dans les sieurs Périer frères autant de lumières et d'habileté pour les machines que de qualités désirables dans une associalion, n'a pas peu contribué à réunir les vues et les moyens de la Compagnie actuelle, sur l'espoir prochain d'un établissement semlilableà celui des Anglais.

Mais l'émulation que rien ne devrait arrêter a souvent mille obstacles à vaincre ; la Compagnie ne s'en est dissimulé aucun. Sans tirer de secours

' Délibération du 2 mai 1780. Registres de la ville, vol. CI, H. 1878, fol. 5'23 et suiv. * Il est bien probable que BcaumarcLais csl l'auteur de ce prospectus.

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