PREFACE. V
deux ans, il m'a remis, au fur et à mesure que j'en avais besoin, deux gros volumes de copies extraites des registres de la Ville, du livre rouge viel du Cliâtelet, des ordonnances des rois de France et autres manuscrits des archives nationales. On trouvera à la fin de l'atlas des fac-similé des écritures de ces manuscrits et l'on jugera combien la tâche de M. Mourot a été rude. C'est au moyen de ce fatras de pièces incohérentes, ininteUigibles pour ceux qui ne connaissent pas les traditions du service, que j'ai écrit ce livre. J'ai indiqué au bas de chaque page les sources où j'ai puisé.
J'espérais, en commençant, tirer un grand parti de deux mémoires déjà anciens publiés sur le même sujet, le premier par Bonamy en 1754 ' , le second par Girard, dans son ouvrage sur le canal de l'Ourcq, qui n'a été publié qu'en 1851 '. Mais j'ai reconnu que nous ne marchions pas au même but. Bonamy a composé son mémoire pour une académie, il l'a trop condensé et je n'y ai trouvé aucun détail. Girard a voulu simplement donner une idée très-succincte de l'histoire des eaux de Paris. Je n'ai imité ces deux auteurs qu'en puisant largement comme eux dans les registres de la Ville; les 152 pages de pièces justificatives qui suivent le mémoire de Girard, presque entièrement extraites de ces registres, ne sont pas la partie la moins intéressante de son livre.
J'ai consacré un chapitre aux puits, dont on ne s'occupe guère dans les ouvrages de ce genre. Mais à Paris, cette
* Mémoire sur les aqueducs de Paris comparés à ceux de Pancienne Rome, par Bonamy (Académie dos inscriptions et belles-letlres, t. XXX, p. 731 et suiv., juillet 1754).
- Mémoire sur le canal de l'Ourcq, par Girard. Tome IT, page 1 et suiv. (Dunod, quai des Auguslins, 49.)