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DISTRIBUTION'. FONTAINE DES BLANCS-MANTEAUX

Construction iVmie fontaine en la "place élargie de la rue des Blancs-Manteaux, 1706-1719. — Les habilauts du quaiLier ayant abandonné, comme il est dit ci-dessus, la fontaine de la rue de Paradis qui, d'ailleurs, était remplacée par un simple regard, un arrêt du conseil d'Etat du 3 août 1706 ordonna que la rue des Blancs-Manteaux serait élargie et que la fontaine de cette rue serait reconstruite'. Mais le regard ou château d'eau donnait de l'eau à huit concessionnaires : les Blancs-Manteaux, les religieuses hospitalières, MM, Le Pelletier à l'hôtel d'Effiat, Dubouchet au lieu de M. de la Briffe, le président Langlois, Le Clerc, Diiplessis au lieu de M. de Reims, de Beausergent. Le gros tuyau ayant été coupé au pied de ce regard en raison de son état de péril, lés concessionnaires adressèrent au bureau la requête suivante : « Jusqu'à ce que la ville soit en état de leur donner l'eau par bassinet à la cassette de ce regard après sa reconstruction, il pourroit leur estre permis de prendre l'eau directement sur le gros tuyau en la jaugeant par un robinet enfermé dans une petite cassette que chacun en particulier feroil faire chez soi, dont la clef seroit entre les mains du garde des fontaines de la ville et un autre robinet sur la branche près le gros thuyau pour pouuoir arrester l'eau de chacun en particulier lorsqu'il arriuera quelques fautes et n'estre pas obligé d'arrester le tout pour un seul. »

Le bureau rendit une ordonnance, en date du 21 janvier 1715, qui autorisait les branchements directs sur le gros tuyau, « à la charge de la suppression de tous les embranchements après la reconstruction dud' regard pour y estre rejaugés suivant leurs concessions' ».

La fontaine ne fut en réalité construite qu'en 1719, à la suite d'une convention, en date du 0 juillet de celte année, faite entre le bureau de la ville et les révérends pères des Blancs-Manteaux,

« Registres de la ville, II. ■1841, vol. lAIV, fol. 445.

2 Ibid., II. 1846, vol. LXIX, fol. 172. Celait noire robinet de jauge bien meilleur que les liassinels des châteaux d'e.iu.

dont le moiiaslère loncliait à la partie delà rue à élargir. Ils devaient céder une partie de leur immeuble pour cet élargissemenl. Les prévôt des marchauds et échevins, considérant que « le Roy, par arrest du 5 août 1710, rendu en son conseil, avoit ordonné qu'au lieu du regard d'eau il seroit construit une fontaine publiipie, pour remplacer celle de la rue de Paradis qui avoit esté sui)primée », abandonna aux révérends pères les matériaux de l'ancien mur de clôture et versa entre leurs mains, en louis d'or et espèces ayant cours, une somme de 15 000 livres, à la charge par eux de refaire leur mur au nouvel alignement, de réparer l'ancien regard et de construire la fontaine d'après les plans et élévations joints au traité, sur les terrains abandonnés par la ville à leur monastère'.

Cette fontaine n'est plus en service, mais le bâtiment, et notamment sa façade, existent encore,

Reconstruction de la fontaine deBirague, 1707. — Cette fontaine, une des plus importantes de Paris, avait été reconstruite une première fois en 1627 '. Vers le commencement du dix-huitième siècle, elle était dans un état de vétusté qui rendait sa reconstruction absolument nécessaire.

Avant de mettre la main à l'œuvre, on ])rit les mômes mesures qu'à la fontaine des Blancs-Manteaux : on autorisa les concessionnaires qui puisaient dans ce château d'eau à se brancher directement sur la conduite publique, \oici les passages les plus importants de la délibération du bureau; le nom de fontaine de Birague était tombé en désuétude, elle est désignée dans la délibération sous le nom de fontaine Sainte-Callierine devant les Jésuites.

De par les Preuost Sur ce ouy et consentant le Procureur du Roy et

de la ville, M"' Jean Beausire tiendra la main a ce que les particuliers qui

• Registres de la ville, 11. 1818, vol. LXXl, fol. 72. N" 74 de la caile. - Voy. page 519.

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