GLORIOSE SIM CL ET PACIFICE
REGNABAT
FONTES! HUNC CIVIDM UTILITATI
ÏÏRBISQDE ORNAMENTO
CONSECRARnNT PRiEFECTUS ET ^EDILES
ANNO DOMIM MDCGXXXIX
Yoici dans quels termes M. l'architecte Legrand écrivait au ministre de l'intérieur en lui proposant, enlSOo, de faire nettoyer ce monument.
Paris, ce 7 thermidor an XL
L'architecte des monumens conservés sous le rapport des arts au Ministre de l'intérieur.
Citoyen Ministre, L'abandon dans lequel on a laissé pendant la révolution la belle sculpture de la fontaine de Grenelle, l'un des plus précieux monumens de notre architecture française, nécessite une léparalion faite avec soin et intelligence, sous la direction d'un statuaire, pour laver les figures et enlever les lichens, la mousse et la poussière qui s'attachent au marbre et les rongent ; vous ne pouvés confier cette opération à un artiste plus expérimenté que le C°" Masson, aujourd'hui chargé de l'entretien des figures du Palais du gouvernement et
• Registres de la ville, II. 1861, vol. LXXXIV, fol. 535. » Voyez ratlas.
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j'ai l'Iionncur ilo \oiis proposer de ni'aiitoriser à la lui confier; la dépense qui pourra en résulter en frais d'ouvriers el d'échafaudages ne nie paraît pas devoir excéder 5 à 600 francs et Ton ne peut la différer sans conipromottre le chef-d'œuvre de Bouchardon.
11 est également convenable de faire supprimer les enseignes et écriteaux dont (|uelques particuliers logés dans ce bâtiment se permettent de couvrir le sous bassement, ce iiui forme une bigarrure qui interrompt la décoration d'un monument public et blesse l'œil des gens de goût; j(; vous piie donc de me donner l'ordre de faire disparaître ces enseignes et écriteaux.
Signé : Legrakd.
Le 2 thermidor an XI.
Le Ministre de l'intérieur autorise le citoyen Legrand, architecte des monumens réservés sous le rapport de l'art à faire réparer et nettoyer les sculptures de la fontaine de Grenelle et à faire enlever les écriteaux qui la déparent'.
Fontaine et regard au dedans de Vabbaye Saint-Germaindes-Prés, 2 juillel 1710, — Voici encoi-e un exemple de ces foiilaines publiques établies dans une propiùélé particulière.
Los prieur et religieux de l'abbaye royale de Sainl-Germaindes Prés ayant l'ail bâtir pliisiciu's maisons dans la cour de leur monastère, les nombreux babitants de cette singulière colonie élaient obligés d'aller puiser l'eau qui leiu* était nécessaire à deux fontaines fort éloignées, celle de la (^barité ou Taranne et celle des Cordeliers vers la porte Saint-Germain. Le bureau autorisa les dits prieur et religieux à construire une fontaine miuiie d'un réservoir et d'une cuvelte dans rinlérieurde leur propriété, et y lit conduire un pouce d'eau, dont cent lignes furent affectées à l'alimeulationde la nouvelle fontaine et de celle de la Cliarité, et dont les quaraule-quatre ligues rostaiilcs, aussi bien que le Irop-plein du réservoir, s'ajoulaieiit « à la quantité de lignes dont ils (les religieux) avoiciil (Iruil de jouir par titres, poiu' l'usage el la continodité tie leur dit monastère ». Les tuyaux
' Archives nationales, liasse F 15, 910. N* !I5 delà carte.