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Les (lépôls n'ont pas été constatés eiilie les piofils 58 et 05.
Co lalileau in-oiivc que la hauleur du sédiinont calcaii'e esl absoluiiienl irrcguliôi-e, siirloul eiili'c les prolils n* 5 el 19, cl qu'ainsi la pciile de l'aqueduc u'élail pas uniforme el variait d'iui point à l'autre. Enli'e les profils n° '20 el n° 57, celte hauleur est plus conslanle el se lient un peu au-dessus ou un peu au-dessous d'une moyenne de 0"',28 ' : on voil néanmoins qu'il y a encore des varialions notables de pcnle, nolammenl aux profils 20, 2G, 27, 28, 54, 55 et 56.
C'est surtout , entre le ponl-aqueduc el le profil u" 57, qtie se Irouvenl les points dont le niveau n'a pas dû varier. Au ponlaqueduc, le profil mis à découvert repose sur un terrain solide. Au profil n° 57, l'aqueduc est sur le hord même de la rue de la Glacière, ancien chemin sous lequel les excavations souterraines ont ccrlainemenl été interdites. La pente entre ces deux points n'a donc pas varié cl, de plus, elle était régulière conune l'indicpie la hauteur constante des dépôts. On a donc les élénocnls du calcul qui donne le débit moyen de l'aqueduc, savoir :
' Hauteur égali; à celle que M. GeofiVoy a conslatoo daii5 la partie de ["aqueduc découverte par lui en 1 732.
AQDEDUC ROMALN D'ARCUEIL. — EMPLOI DE L'EAU. 75
La pente par mèlre i 0'", 00022
La section mouillée O'",o5 X 0"",28 = 0^,098
Le périmètre mouillé Z =: 0",910
Le rayon moyen R ^ -=: 0"',108
En inti'oduisant ces nombres dans la formule de Prony, on trouve faciieiiienl que la rigole, lorsque l'eau s'y élevait à la hauteur du dépôt, soit en moyenne à 0"',28, débitait 23 lilres d'eau par seconde, ou 1987 mètres cubes en vingt-quatre heures'.
Emploi de l'eau. — L'eau de l'aqueduc était distribuée, en partie au moins, dans le palais des Thermes, et ce qu'il y a de singulier, c'est que la partie de cet édifice qui est encore debout aujourd'hui est précisément celle où se trouvaient les Thermes : tous les archéologues sont d'accord sur ce point. Je renvoie ceux qui s'iutéressent aux recherches de ce genre, au beau Mémoire sur les antiquités romaines et gallo-romaines de Paris ' de M. JoUois. La gravure ci-contre représente le plan de ce qui reste de l'édifice, et notamment la grande salle A.
« Cette salle, dit M. Jollois, donne à elle seule la plus haute idée de l'immense édifice dont il ne reste que des ruines. Elle a 2l°V24 de longueur dans œuvre, d r",64 de largeur, et une hauteur, sous voûte, de 14", 52 Dans la partie nord de cette salle
est un enfoncement (g) de 9™, 80 de long et de 4°, 90 de large : c'est une piscine oîi l'on prenait le bain froid ou tempéré. On ne peut, en effet, douter de cette destination, en voyant le bassin
' Bonamy a commis ici une erreur grave. On a vu ci-dessus que M. Geoffroy avait constaté que Li hauteur du dépôt ctail de 10 pouces (O^jST) et que la largem- de la cimctle était de 15 pouces (0°,5o) ; ces nombres se rapprochent beaucoup de ceux qui servent de base à mon calcul et, la poule delà rigole étant donnée, conduiraient au nièriie résultat. Bouamy conclut amsi : a Par conséquent celle rigole pouvoil conduire près de 150 pouces d'eau (2500 méires cubes en 24 heures) au palais des Thermes; et l'ou verra à la suite de ce mémoire que l'aqueduc moderne en a fourni quelquefois à peu près la même quantité, ji
La section mouillée est bien en effet égale à 130 carrés d'un pouce de côté; mais Bonamy a tort d'en conclure que le débit était de 150 pouces d'eau; il a fait une faute de raisonnement analogue à celle de Rondelet, qui a déduit la portée des aqueducs de Rome des sections mouillées données par Frontin, sans connaître la vitesse moyenne de l'eau.
* Voyez Mémoires de l'Acadéinie des inscriptions el belles lellres, 18 15, page 1 et suivantes.
7() LliS A.NCIEA.NLS KALX.
(loiil le loiid est au-dessous du niveau de la salle encore revêtu, ainsi que ses [)arois, de l'enduit qui le rendait élancl'.c. »
L'eau y élait conduite soil \k\v ra(]ueduc lui-même, soit par une dérivation 6 c dont il ne reste aucune trace. On n'en saurait douter, car on voit encore trois tuyaux //,/(,/( en terre cuile qui traversent le mur de la grande salle à la suite de remplacement que j'ai attribué à ]'a(|ueduc b c. Quelques archéologues pensent (pic le puisard c était une sorte de réservoir qui alimentait lefrigidarium. Cela n'est pas possible, car le radier de cette construction est à Taltitude 55'", 54, tandis que les tuyaux d'alimentation sont à l'altitude 58"',47, c'est-à-dire à 4'", 95 plus liant, ('e puisard servait de déchargea l'aqueduc &c lorsqu'il n'alimentait |)as la ])iscine et, ce qui le prouve, c'est qu'il est en coniimmication avec un égout<^/ c (]ui traverse les caves de l'édilice à l'altitude 55"', 15.
Cetégout est lui-même eu commimicalion avec la grande salle par un trou /"garni d'un tuyau de décharge en poterie; toute la surface de cette salle pouvait donc être couverte d'eau ; la dilTérence d'altitude entre l'extrémilé des tuyaux de conduite /i et l'aire en bélon de la salle est 1"'.21 : c'était la plus grande iirol'ondeur du bain de la gi'ande salle. Dans la piscine ;/, destinée sans doute aux nageurs, la [trofondeur de l'eau pouvait être de '2'", 01 ; il va sans dire que les portes, et fenêtres figurées sur le |ilan étaient murées au moins jusqu'à la liauteur des tuyaux h. Les escaliers sont modernes et il ne doit pas en être question ici.
L'égoul de, qui servait de décharge à l'aqueduc te et au frigidarium, est construit de la même manière que la rigole d'Arcueil. A partir du point e, il est couvert de remblais et on perd sa trace.
M. du Sommeiard m'a dit qu'on n'en connaît pas la continuation dans le mur du côlé nord du palais, maison est certain qu'il se prolongeait jilus loin. Voici ce qu'en dit lV)iiamy :
« Ces souterrains (du palais des Thermes), qui sont assez bien conservés, sont traversés à angles droits par une rigole à deux banquettes, couverte d'un enduit déciment et irune coustruc-