PLAN DES THERMES
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AOIEDUC ROMAIN D'AHCUEIL. - EMPLOI DE L'EAU. 79
voisinage de l'hypocauslam rend celle hypolhèse peu probable : les escaliers de service, conslruils de chaque côlé de l'Iiypocauslum îi, prouveiil que c'élail là qu'on puisait l'eau pour remplir les chaudières elque c'élail un aqueduc.
a II ne faut pas, dil M. de Caylus, comparer ces thermes avec ceux de Dioclélien, ni avec les autres dont Rome était ornée. » C'étaient tout simplement les thermes de l'Empereur, qui avaient plus ou moins d'analogie avec ceux qu'on trouve à Pompéï dans la plupart des grandes habitations.
Le palais des Thermes occupait une grande surface : « Nous ignorons, dil M. de Caylus, s'ils étoient terminés à cette salle du côté du midi ; mais nous savons qu'ils s'élendoient jusqu'à la rivière, car on trouve dans le petit Châtelet des arrachements de murs antiques, auxquels on est conduit depuis la salle qui subsiste, par des piliers de fondation et des voiites ; on les découvre plus ou moins éloignés les uns des autres et, selon celte direction, dans les caves des maisons qui occupent aujourd'hui cet ancien terrain : il suffit que ces débris prouvent ce que je viens d'avancer sur l'étendue de ce palais'. »
Le service de ces grauds bâtiments et des jardins exigeait évidemment beaucoup d'eau, et l'aqueduc qui y pénétrait par l'angle sud-esl n'alimentait pas seulement les Thermes. On a vu, ci-dessus, que sa portée était en très-basses eaux de 620 mètres cubes par vingt-quatre heures et en eau moyenne de 2600 mètres cubes. Si l'on compare la consommation de ce palais à celle des Tuileries avant l'incendie du mois de mai 1871 ', et si l'on lient
' AntiqjiiUs de Paris, extrait du recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques et romaines, tome II, 1756. Aujourd'hui tous ces restes antiques sont couverts de constructions et il n'est plus possible d'en découvrir les traces.
- Voici quelle était la consommation d'eau des Tuileries :
Eau dOurcq 500
Eau de Seine 1430
Tolal 17."n
compte (lu grand gas|»illage d'eau qu'eiilraînaienl les lialiiludesdes Romains, on peut concevoir sans diflicullé que loule celle eau portée par l'aqueduc pouvailêlre consommée dans le palais el ses dépendances.
Mais néaiunoins il e>t Lien certain qu'une importante colonie avait \\n suivre l'Empereur et s'établir sur la rive gauche de la Seine autour du palais. On trouvera dans le Mémoire précité de M. Jollois les plus intéressants détails sur les arènes de Lulèce qui étaient derrière l'aneien jardin de l'abbaye Saint-Victor et sur le camp permanent, staiiva, qui occupait rem[dacement actuel du Luxendjourg. Il est bien probable que l'aqueduc d'Arciieil alimentait des lontaines et des pièces d'eau (lacm) à l'usage de cette population qui, en raison de la diflicullé de forer des puits, en avait grand besoin. Ce n'est donc pas sans raison que Bonamy admel que l'Empereur faisait profiter la population qui entourait le palais « du grand nombre de j)ouces d'eau » que portail l'aqueduc.
/envasement rie V aqueduc. — Il y aurait bien d'antres questions intéressantes à discuter, mais que les limites de cel ouvrage me permeltenl à peine d'indiquer.
La photogravure de la page 67 prouve que les bords de la rigole étaient au niveau de l'ancien sol el qu'ainsi elle pouvailêlre envahie sans difficulté par les eaux pluviales elles limons qu'elles entraînenl. Une seule averse tombée stu' les coteaux rapides du Long-Hoyau, de Rungisel de Wissous, suflirail aujourd'hui pour combler une rigole de 12 à 55 centimètres de largeur, el de 0"',50 à 0"',60 de profondeur. On se demande encore comment les Romains, qui savaient si bien apprécier la limpidité el la fraîcheur de l'eau', exposaient celle des sources de Rungis el de Chilly à toutes les actions des agents atmosphériques. Ou ne peut répondre à ces questions que par des hypothèses : la plus [irobable est que
' Voyez Iiilroùiullnn, ]ianrs 2! et siiiv.