AQUEDUC DE BELLEVILLE. - TRADITIONS ANCIENNES
Bonamy, qui l'a parcouru dans toute sa longueur en 1738, dit qu'il l'a trouvé en bon état; c'est certes le plus bel éloge qu'il pouvait faire du constructeur.
Si nous manquons de documents sur l'origine de l'aqueduc principal, nous en avons, au contraire, d'assez nombreux et d'assez précis sur une ramification peu étendue de cet aqueduc : une source abondante, la foni.aine de Savies, coulait autrefois dans l'emplacement de la rue qui porte encore ce nom, sur une ferme appartenant h l'abbaye Saint-Martin des Champs '. Cet emplacement se voit aujourd'hui à droite de la rue de Puébla au fond de la vallée de Ménilmontant. Cette source fut conduite au carrefour actuel des rues des Cascades et de Savies, dans un regard qui porte encore le nom de Saint-Martin'', lequel a été construit à frais communs par les religieux de Saint-Martin et par les Templiers sur les terres desquels il fallait passer pour conduire l'eau à l'abbaye Saint-Martin ' et au Temple'.
On voit sur la façade de ce regard un bas-relief très-fruste représentant saint Martin à cheval, et on y lit l'inscription suivante, gravée sur une pierre blanche dure qui parait avoir été scellée dans la place qu'elle occupe h une époque assez récente. La largeur de cette pierre est de 0"',78; sa hauteur est de 0"',98, et celle du fronton de 0"\17.
' L'existence de cette riche aLbaye remonte à une haute antiquité. Dom Mabillon, en discutant une ordonnance du roi Childebert, datée de 710, fait remarquer qu'il y est fait mention de Téglise Saint-Martin, qui par conséquent est beaucoup plus ancienne que le roi Robert (monté sur le trône en 996 après la mort de son pcie llugues-Capet). « Placitum istud multis capitibus insigne est... tertio quod ecclesia s. martini longe, antiquior sit Roberto rege. » Voy. Doin. Mabillon, De re diplomatica liber sexlus, \\° 28, p. 482,
Dom. Félibien, dans son Histoire de Paris, rapporte in-extenso l'état des propriétés de l'abbaye de Saint-Martin, dont les donations furent confirmées parles papes Urbain II et Alexandre IV, en 1097 et 1256. Voy. Histoire de Paris, t. III, p. 52 et 55.
^ N° 31 de la carte.
" Aujourd'hui le conservatoire des Arts-et-.Métiers.
■* Rue du Temple.
INTER MARTINIANOS CLUNIACENSES ET YICINOS TEMriARlOS COMMUNITER FLUERE SUETUS, POST ANNOS XXX.
NEGLECTUS ET VELUTI CONTEMPTUS
COMMUNIRUS IMPENSIS AB IPSA SCATLRIGINE ET RIVULIS STUDIO- SISSIME INDAGATUS ET REPETITUS ; TUNC DEMUM NOBIS IPSIS FORTITER ET ANIMOSE TANT.E MOLI INSISTENTIRUS, NOYUS ET PI.rSQUAM PRIM.E ELEGANTI.E AC
NITORl REDDITUS, PRISTINUM REPETENS OFFICIUM, NON MINUS HONORIFICE QUAM SUM>[0 NOSTRO COMODO ITERUM MANARE CŒPIT