‹ Les eaux hyperthermales de Chaudesaigues (Cantal) et leurs indications thérapeutiquesChapitre 10 sur 26 · GÉOLOGIE · texte numérisé non relu

GÉOLOGIE

Les grands travaux du géologue J. B. Rames ont permis de connaître la genèse du massif de la Haute-Auvergne.

Le sol et le sous-sol sont constitués sur presque toute l'étendue du département par une base de roches primaires schistes, micachistes, gneiss avec de nombreux filons de granile de porphyres feldspathiques et quartzeux. On observe aussi de larges bancs de calcaires cristallins. Vers la fin de l'ère primaire le Cantal fut traversé par une chaine de hautes montagnes appelées les Monts Hercyniens. Il se produisit ensuile une série de disiocations suivies d'éruptions volcaniques qui bouleversèrent la chaîne montagneuse.

L'ère secondaire n'a pas laissé de vestiges, caractérisés par la présence de grés jurassique et de craie. Durant cette période l'érosion use le vieux massif et fait disparaitre les sominels.

Au début de l'ère tertiaire, à la période éocène de vastes lacs recouvrent le Massif Central. Des quantités considérables de sable quartzeux, de cailloux roulés, puis d'argile rouge el verte furent déposées par les eaux. À ce moment apparait la vie des plantes el des animaux sous un climat très chaud qui dessèche les lacs. Vers le milieu de cette ère, après le soulèvement des Alpes, une activité volcanique intense se manileste sur une élendue de sept périodes séparées l'une de l'autre par des milliers d'années de tranquillité, ces volcans

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lecoüvrent de basalle les terrains calcaires tertiaires. Parmi ces éruplions l’une fut un véritable déluge de basalte fondu qui se répandit sur }

us de quarante kilomètres de ravon lormant en particulie

r le plateau de la Planèze de Saint- Flour. Ces éruptions volcaniques ont donné au Massif Cantalien sa structure londamentale, le pays avait l'aspect d'un Sâleau. Les glaciers et l'érosion ont entamé le plat

eau, y ont creusé des vallées et ont déterminé

Sa physionomie actuelle.

Chaudesaigues est enfermée dans une circonférence cons- Uluée par la Planèze de Sant-Flour, la Margeride et l'Aubrac. Nous venons de voir que la Planèze est issue d'un loyer volcanique ; la Margueride et F'Aubrac ont des reliefs plus anciens que le grand cône volcanique du Massif Central. L'Aubrac esl une énorme protubérance granitique en partie recouverte de grandes coulées de basalte. La Margeride, dans son versant Ouest, est formée de schistes cristallins que traversent de nombreux filons de quartz, de granulite, de porphyre ; son aspect général de chaine surbaissée fait pressenlir qu'on est en présence d'une des plus vieilles rugosités du Massif Central. Tel est esquissé en quelques mots le cadre géologique de Chaudesaigues : la proximité des anciens vol- Cans a intrigué les auieurs des travaux sur les eaux minérales ; au cours du siècle dernier, Védrines dans sa thèse pense que l'eau est chauffée par un volcan près duquel elle passe sans entrer en contact avec lui ; il reprend la théorie de Nicolas sur l'origine de la chaleur des eaux. Nous pensons que les volcans n'ont pas d'influence sur les eaux el que leur thermalité doit être rapportée plutôt au degré géothermique du sol.

Nous empruntons la géologie détaillée de Chaudesaigues à De Launay qui, en 1906, en fait une étude approfondie. (1

€ La source de Chaudesaigues présente un exemple intéressant de griffon thermal situé en plein Massif de Gneiss, sans dislocation immédiate visible, en relation avec un système de filons éruptifs. D'autres cas du même genre se rencontent ailleurs : notamment pour les eaux de Bagnères-de-

(4) Launay. Annales des mines. LX 1906 page 27.

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