PONS
pour le puits de Grenelle qui, situé à 558 mètres de profondeur, a son eau à 27° 7. Védrimes applique les eaux d’une façon sage et prudente, il les dose suivant la réaction du su- Jet, il sait que l'effet peut nèlre perçu que quelque temps après la cessation de la cure. Mais un point reste inconnu pour lui : « Il faut convenir que les résultats ne sont pas toujours en rapport avec la théorie basée sur Ja composition chimique... Il existe beaucoup de corps impondérables qui, en se combinant avec les eaux minérales, en modifient beaucoup is propriétés lels sont le calorique, l'électricité ».
Cependant, malgré les acquisitions de la chimie, on soiane encore beaucoup de maladies de toute sorte à Chaudesaigues, Vaissade dans sa thèse 1892 qui n'est que « l'assembase de quelques documents publiés sur Chaudesaigues » nous dil que 800 malades par an lréquentent la station. I rapporte en parliculier une observation de Dufresne de Chassaigne (1877) sur le « retrécissement de l'orifice aorlique cl dilatation du ventricule gauche » ayant cédé très facilement aux bains et au repos. Mais ce n'est qu'avec la these de Fayolle qu'on trouve une meilleure discréminalion des eaux de Chaudesaigues et de leurs indicalions : elles sont devenues « larme contre la douleur » et c'est bien là leur but principal comme nous le verrons plus lard, Favolle met bien en valeur l'ellet de la sudation qui élimine beaucoup de produits toxiques el lellet de la boisson qui « ouvre le rein » fermé par les toxines el permet leur élimination. Après de nombreuses expériences, il constate que la toxicité des urines diminue en même lemps que Félal général s'améliore, la sécrétion sudorale n'élant qu'un succédané de la sécrélion urinaire, C'est donc selon Favolle par l'élimmation abondante des toxines que l'organisme recouvre une meilleure santé. Favolle à eu le mérite d'introduire dans sa thèse une étude approfondie de
la géologie.
GEPA PETER