‹ Les eaux hyperthermales de Chaudesaigues (Cantal) et leurs indications thérapeutiquesChapitre 8 sur 26 · ITS · texte numérisé non relu

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d'après Podevigne entraine au dehors la «€ cause du mal ».

Les bains rendent la souplesse aux articulations. La douche produit la résolution de beaucoup d'affections chroniques, en particulier de l’engorgement des viscères. Trois cents malades environ ont fréquenté la station en 1828. IT conclut en disant que ces eaux mérileraient d’être étudiées parce qu'elles jouissent de propriétés très actives et qu'on devrait leur donner la prélérence sur beaucoup de médicaments plus ou moins composés « qui sortent de la boutique de lapothicare ». Quand aux indicalions des eaux, elles sont les mêmes que celles que signale Brémont.

Le Docteur Teilhard parle de Chaudesaigues et donne une description plus complète de l'installation. Il + a vingt baignoires, les unes sont en métal, d'autres en pierre de lave de Bouzentès {près de SEFlour), La douche dure une heure, elle tombe sur la région « affectée » et tombe de 6 à 60 pieds de haut, elle est placée au-dessus de la baignoire, Le bain

a NOM Vas.

dure jusqu'à 4 heures à la température de 29° Reaumur, il prépare l'éluve en assouplissant les tissus. On prend létuve dans une petite cave obscure qui fait suite aux baignoires. L'ellet des eaux serait encore mal connu à cause de l'insullisance de l'analyse chimique des eaux et de l'insaisissable qu'il y à dans le « principe vital » qui préside à la vie de notre corps. Celle observation n'est pas tout à fait dénuée de fondeiment encore aujourd'hui.

G. Brémont nous signale que Chaudesaigues à vu, en 1848, 452 malades qui ont fait la cure. Il mentionne la conindication des eaux pour les formes aigües, Il donne à ses malades de l’eau thermale coupée avec du lait ou additionnée de cinq gouttes d'eau de laurier-cerise ou d’une cuillerée de sirop de bellonye. À cette époque il existe à Chaudesaigues trois élablissements thermaux. Les malades viennent des environs, même des départements limitrophes ; on les porte parfois sur un char traîné par des bœufs.

Pour la période qui précède la révolution de 1789 on ne signale l'existence que d’un établissement hospitalier fondé en 1603 par Guillaumette de Fontanges, dame de St-Juérv, cet hôpital portait le nom de «Hôpital Saint-Jean » et disparut en 1789 ou 1792 (1). En 1806 l'abbé Favou. origmaire de Chaudesaigues, fonda un hospice qui fit face à plus de 12.000 jour-nées d'hospitalisalion pour un revenu de 3. 500 francs. En 1824, M. Felgères fonde un établissement thermal. En 1870, l'architecte Ledru fit le plan d'un très bel établissement qui aurait compris 2 piscines avant 2 mètres 40 sur 5 mètres 75, 10 baignoires, 24 cabinets d'étuve, 12 douches moyennes et 4 grandes douches, 16 lits de repos, des douches ascendantes, 2 salles de pulvérisation, ? salles d'inhalation (2): malheureusement cet établissement n'a pas été édifié. Pour la première fois Ja crise thermale est signalée par Dufresne de

(1) Dictionnaire statistique et historique du département du Cantal Tome rn. Imprimerie Picut et Bonnet. Aurillac 18535.

(2) Archives départementales da Cantal. Voir les plans.

Chassaigne qui dans son Rapport sur les eaux thermales de Chaudesaigues 1850 fait remarquer que dans le début de la cure les douleurs se réveillent et passent à « un degré plus ou Moins prononcé ».

En 1851, G. Brémont donne des eaux une indication nouvelle « Les Affections de poitrine », du « catarrhe muqueux chronique des bronches », de la « phtysie » de ces « bronchites » qui déterminent parfois des « crachements de sang ». Le climat conviendrait à ce genre de malades et les bains à une température moyenne (il ne donne pas de chiffre) ou une saignée pareraient à ces éventualités funestes. Comme nouvelle indicaUon des eaux il donne une place à la médecine vélérmaire : « Des expériences n'ont pas été faites à ce sujette On sen est servi quelquelois pour laver les jambes des che- Vaux, quand ils les cnt engorgées. Elles agissent alors comme “ésolutives (1). La principale indication reste les « rhumatisnes musculaires cf fibreux », les « rhumatismes nerveux ». les « rhumatismes articulaires », la « goutte », le « rhumalisme goulleux », les « arthriles », «les névroses ». Pendant l'année 1853, Brémont donne les chiffres suivants

Mâladés parants te e ern Re 850 Malades admis gratuitement. .......... à 100 Nombre debams-donnést 2.007 0 us PA NOION) Nombre d'étuves! données... 14040 . 9.000 Nombre de douches données ............ 4.000

Dans sa Ihèse, consacrée aux eaux thermales de Chaudesalgues, Védrines se rallie à la théorie d'Empédocle pour expliquer la chaleur des eaux. Selon Védrines la terre est lormée d'un noyau, il se passe le phénomène du vase clos tenu sous pression, sous l'effet de la pression la croûte éclate d'où les volcans. À l'appui de l'existence de ce novau central, tail intervenir le degré géotheruique du sol, qui est de l° par Lr'ente-trois môtres de profondeur, c'est ce qui se passe

ES

(1) Brémont. Etablissement thermal de Chaudesaigues, Saison des bains en 1853, Archives départementales du Cantal.

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