‹ Les eaux. Introduction. Les aqueducs romainsChapitre 11 sur 72 · DETAILS DE CONSTRUCTION · texte numérisé non relu

DETAILS DE CONSTRUCTION

La ville de Paris possède une collection de photographies des aqueducs, Vpii forme une série de 198 pièces, presque toutes remarquables par leur belle exécution. On ne saurait trop admirer la persévérance de l'auleur de celle collection, M. Parker, qui a mené à bonne fin une si difficile et si dispendieuse entreprise.

Sur la carie de M. Fabio Gori, dont il a déjà été question cidessus, se trouvaient les coupes transversales des aqueducs, et, déplus, 28 réductions des principales photographies de la collection.

Il n'était pas possible, on le comprend sans peine, de faire graver les 198 photographies de M. Parker; la dépense aurait élé énorme et l'importance de l'ouvrage ne la compoitait pas. Je me suis borné à reproduire, pai* l'Iiéliogi'avui'e, celles de ces pièces qui sont des plus cnracléristiques de l'art romain, et, par la gravure sur acier, les cou[)es des aqueducs et les 28 dessins de M. Fabio Gori \ C'est à l'aide de ces planches et de la carte, que je clieicherai à décrire ces magnifiques monuments. Ma tâche sera

* On trouvera à h page 169, le catalogue des photographies de M. Parker; j'indiquerai en note les numéros de celles de ces pièces qui se rapportent à chaque aqueduc.

rendue d'aiilant plus facile, que les emplacemenls des ouvrages dessinés par M. Fabio Gori sont désignés, sur la carte, par des lellres qui correspondent à celles des gravures.

Appia. — Cet aqueduc a 0'",80 de largeur et l'",60 de liauleur. L'aqueduc de l'eau Augusta, qui s'y réunissait aux Gemelles, a 0",80 de largeur et 1"\60 de hauteur (PI. II). La source d'Appia se voit encore au lieu dit Rustica, entre le 7* et le 8' milliaire de la voie Collatine (PI. III, fig. S. Y.). Appia est, de tous les aqueducs, celui dont il reste le moins de trace. M. Parker a fait des recherches considérables pour en retrouver les ruines et les a fait photographier ^ L'eau Appia commençait à se distribuer au bas de la descente de Publicius, près de la porte Trigémine, à l'endroit appelé les Salines ".

Anio vêtus et Marcia\ — Il est difficile de séparer ces deux aqueducs qui, depuis leur point de départ dans l'Apennin, cheminent toujours côte à côte. Marcia doit surtout être étudié, nonseulement à cause de la célébrité de l'eau qu'il conduisail, mais encore en raison de son mode de construction.

Les premiers aqueducs, Appia, Anio Yetus et surtout iMarcia, portent le caractère robuste des maçonneries des peuples primitifs et des bons temps de la Grèce; ils sont construits en pierre de taille très-simplement appareillée, mais ajustée avec précision ; on voit que l'ingénieur comptait plus sur ia résistance de la pierre que sur celle du mortier.

M. le colonel Blumensthil a montré que le point de départ de Marcia était bien dans les limites du 38' milliaire de la voie Sublacensis, et que cet aqueduc dérivait la 2' Sereine. Voici ce qu'il m'écrit à ce sujet :

1 Pièces n- 558, 865, 860, 867, 889, 1109, 1116 de la collection Parker.

* Frontin, chap. v.

^ Pièces ii°M 557, 1558,1559, 1052,1055, 1054,1521, 1526, 1527, 1550 ell 551, pour les p:irties hautes deTaqueduc; et pour les parties basses, n°' 31, 59, 60, 69, 528, 529, 550, 551, 689, 1006, 1028, 1020, 1055, 1054, 1202, 1244, 1455, 1458, 1459, 1487 de la collection Parker.

Travaux souterrains de Pans r Introduction Pci^e ^2j

Sû/i/-rf <:/'A/)/iia >/'/ //<■// '/f/ /t/i.r/f'i^^^

mmK ItiSi^ psoiflRi^*

IfBpgp

xo//.f/f mo/zf/s/r-fe f/c S' Coj//////i' .

J^o/i^ Jf /'/'er-re

su/- /<• ///t.r.ri'ttt/ /J(y/i Afc/

Page 1