‹ Les eaux. Introduction. Les aqueducs romainsChapitre 21 sur 72 · VANNE · texte numérisé non relu

VANNE

Débit : 1160 lit. par seconde.

Pente kil., 0",12.

"tr

— -f ko dH

— c ilif

Ce renseignement me permet de terminer cette discussion en donnant, sur les croquis ci-dessus, la section mouillée des aqueducs Marcia, Pia (Marcia nouvelle), de la Dhuis et de la Vanne.

' J"ai attribué 1 170 litres par seconde à la portée de Marcia, d'après .M. Bluineiis^tliil .

AUUEDL'CS ROMAINS. — INSTRUMENTS DE MVKLLKMKNT. 03

Des instruments de niveUement . — Celle exagéra lion des penles des aqueducs, qui dérivaient les eaux des sources les plus voisines de Rome, lenait ceiiainementà l'imperfeclion des inslrumenls de nivellement. Voici, d'après Yitruve, la description des niveaux employés à celle époque.

(( Il faut mainlcnanl expliquer les moyens qu'il y a de bien conduire l'eau aux bourgs el au dedans des villes. Le principal esl d'en bien prendre le niveau, ce qui se fait, ou avec des dioplrcs ou avec les balances dont on se sert ordinairement pour niveler les eaux, ou avec le chorobate, qui est plus sûr, parce que Ton peut se tromper avec les dioptres el avec les balances.

« Le cborobale est composé d'une règle longue environ de 20 pieds, et de deux autres bouts de règle joints à l'équerre avec les extrémités de la règle, en forme de coude, et de deux autres tringles qui sont entre la règle et les extrémités des pièces coudées, sur lesquelles on marque des lignes perpendiculaires, et sur ces lignes pendent des plombs attachés de chaque côté à la règle. L'usage du cborobale esl : lorsque l'instrument sera placé, si les plombs louchent également les lignes qui sont marijuées sur les tringles transversales, ils feront voir que la machine est à niveau. Que si l'on craint que le vent empêche les plombs de s'arrêter pour faire connaître s'ils tombent sur la ligne perpendiculaire, il faudra creuser sur le haut de la règle un canal de la longueur de cinq pieds, large d'un doigt, et creux d'un doigt el demi, el y verser de l'eau ; si l'eau louche également le haut des bords du canal, on ne pourra douter que le cborobale ne soit à niveau, el, par ce moyen, on pourra être assuré de la hauteur de l'eau, et quelle sera sa pente.

« Quelqu'un qui aura lu Archimède pourra dire que l'eau n'est point propre à niveler juste, parce que cet auteur estime que l'eau n'a point celte ligne droite qui est nécessaire pour bien niveler, d'autant qu'elle conserve toujours une rondeur dans sa superficie, qui fait une portion de cercle dont le centre esl celui de la terre. Mais, soit que l'eau soit droite, soit qu'elle soit cour-

bée dans sa superficie, il esl toujours vrai que les deux bouls du canal; qui esl dans la règle, soutiennent l'eau également, et que si le canal est penché d'un côté, l'eau qui sera à l'autre bout, qui est plus élevé, ne touchera plus le haut du bord du canal. Car quoique l'eau, quelque part qu'on la mette, s'élève toujours dans le milieu où elle fait une courbure, il est impossible que les deux extrémités ne soient parfaitement à niveau. (La figure du chorobate se trouvera à la fin du livre).

« Si l'eau est bien élevée et qu'elle ait beaucoup de pente, elle sera plus aisée à conduire, et s'il arrive que le lieu par où clic doit passer, ait des creux et des fondrières, il faudra les emplir et les égaler avec de la maçonnerie. (Vilruve, liv. Ylll, chap. vi, trad. de Perrault.) »

Voici la figure du chorobate, dessinée d'après le croquis de la traduction de Perrault.

GH, règle de 20 pieds.

BD, BD. bouts de règles joints à IV-iiuerre. kC, \C, lij;iies porptn lioulaiies et lils à plomb. EF, petit canal de cinq pieds de longueur.

Voici une autre figure due à Newton.

GH, règle de 20 pieds.

BD, BD, bouts de règles joints à l'équcrrc.

AC, ÂC, lignes perpendiculaires et fils à plomb.

EF, petit canal de cinq pieds de longueur.

iiv, iiv, pièces formant assemblage triangulaire et portant la trace

des lignes perpendiculaires à GH, sur hKjuellc devaient coïncider

les lignes des lils à plomb AC.

Page 1