‹ Les eaux. Introduction. Les aqueducs romainsChapitre 3 sur 72 · KILOMÈTRES · texte numérisé non relu

KILOMÈTRES

Do la mer au nilomètrc du Cnire par la branche de Da-

niiette 280

Du nilomètre à Assouan (Syène) 922

D'Assonan au di'houché de l'Atbara i 525

Longueur du Nil, (lejuiisle dcbonclié du premier afflneut,

l'Albara, juscpi'à la mer 2 787

En remontant le Nil par la branche de Râtelle, on trouve pour la longueur de celle branche, jusqu'au nilomètre, 2oG kilomètres, et pour' la distance de l'Atbara à la mer, 2 745 kilomèlres.

Non-seulement les affluents manquent sur cette grande longueur du fleuve, mais encore, d'après M. Linant-Bey, les sources ellesmêmes font défaut sur une longueur de 1 202 kilomètres, entre Assouan et la mer; très-probabiement il en est de même entre Assouan et l'Atbara, car la pluie n'y est pas moins rare que dans la basse et dans la moyenne Egypte. Les nappes d'eau souterraines elles-mêmes s'alimentent donc dans le fleuve, et par conséquent s'abaissent à mesure qu'elles s'en éloignent. G'eslle contraire de ce qui a lieu dans la plupart des vallées : le niveau des nappes d'eau souterraines s'élève à mesure qu'on s'éloigne des cours d'eau, même dans les terrains entièrement perméables, où leur pente est énorme. Il arrive souvent qu'à une très-petite distance d'une rivière, on trouve dans une vallée secondaire entièrement perméable, une très-belle source à un niveau beaucoup plus élevé que celle rivière. Cette grande pente des nappes d'eau facilite beaucoup les travaux, et c'est toujours dans les vallées secondaires et non dans les vallées principales, qu'on va chercher l'eau d'une dérivation; de celle manière, on abrège considérablement la longueur des aqueducs. Ainsi, pour trouver, dans la vallée

même de la Marne, une source qui arrive à Paris à i'allilufle 108, comme la Dhuis, et avec les mêmes pentes, il aurait fallu remonter jusqu'aux grandes sources des fonds de vallées des terrains oolilhiques ; la longueur de l'aqueduc aurait été augmentée de 150 kilomèlres, c'est-à-dire doublée; la pente aurait donc été doublée également, et l'altitude au départ aurait été de 148 mètres au lieu de 128.

De môme, pour trouver dans la vallée de l'Yonne, des sources aboutissant au réservoir de Montrouge, à l'altilude 80, comme celles de la vallée de la Vanne, il aurait fallu remonter jusqu'au delà d'Auxerre, vers les sources de Belombre; on aurait allongé l'aqueduc de 71 kilomètres, d'environ moitié: la penle aurait été augmentée dans la même proportion, et l'altitude de départ aurait été de 119 mètres au lieu de 105"', 70.

Les affluents faisant absolument défaut en Egypte, les nappes d'eau s'alimentant dans le Nil, et par conséquent s'abaissant à mesure qu'elles s'en éloignent, un aqueduc, destiné à l'alimenta lion d'une ville, doit nécessairement puiser son eau dans le fleuve.

Pour démontrer qu'aucun aqueduc de dérivation n'a pu être construit en Egypte, il suffit donc de prouver qu'un ouvrage de ce genre ne peut puiser son eau dans le Nil.

Voici les pentes de ce fleuve qui me sont données par M. Linant-Bey :

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