CHAPITRE XIII
D ETAI LS TECHNIQUES
Les sources. — L'aqueduc de Sens dérivait au moins trois sources : Noé, le Miroir de Theil et Saint-Pliilbert ; on n'en saurait douter après avoir lu l'intéressante notice de M. Julliol. 11 est même très-probable qu'il en prenait une quatrième, la source de Vareilles, qui jaillit dans une vallée secondaire, à 2 500 mètres environ de Saint-Philbert.
On trouve les ruines d'une branche d'aqueduc dans le vallon de la Faucaudrie, qui se relie à la vallée de la Vanne à Malayle-Yicomte; aujourd'hui il ne coule dans ce vallon, ni ruisseau, ni source. La présence de l'aqueduc fait présumer qu'il y existait autrefois, un écoulement d'eau pérenne quelconque, mais dont il ne peut être question ici, puisqu'il n'en reste aucune trace.
Débit des sources. — Les quatre sources que je viens de nommer sortent toutes de la craie à silex. J'en ai déjà parlé dans le premier volume de cet ouvrage, et j'aurai occasion d'y revenir en décrivant l'aqueduc delà Vanne.
Les sources achetées par la ville de Paris, Saint-Philberl, le Miroir et Noé, ont été jaugées régulièrement dans ces dernières an-
AQUEDUC ROMAIN Dl- SK.\S. - DKTAILS TECHNIQUES. 205
nées. 11 n'en a pas été de même de Vareilles, qui n'appartient pas à la ville. 11 y a donc quelque incerlilude sur son débil. Elle a néanmoins été jaugée dans une année très-sèche (1858), où eile ne donnait plus que 37 litres d'eau par seconde.
La portée des trois autres sources est délerminée tous les mois ; ou a choisi, i)our chacune des trois années indiquées ci-dessous^ leniois qui a donné le plus bas débit.
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