DÉBITS TAR VI.XGT-QUATRE HEURES
Aimée humide (1807) 41800
Année ordinaire (1869) 51 800
Année Irès-sèche (1874) 21200
L'aipieduc de Sens portait donc, du temps des Uomains, un très-grand volume d'eau. Même en temps de très-basses eaux, son débit était égal à celui d'un des grands aqueducs de la Home
moderne, de la Felice. En élait-il encore ainsi au moyen-âge? Le récit de M. Julliot nous laisse, sur ce point, dans une grande incerlitude ; les anciennes traditions et les légendes ne parlent qu'en termes vagues du débit des fontaines de la ville, cela se conçoit : un des textes cité par M. Julliot dit que la fontaine de la « Pierre-au-Lait » jetait gros comme le corps cVun homme et ne pouvait rien dire de plus précis. 3Iais ce qui paraît singulier, c'est que le point de départ de cette eau ne soit pas indiqué netlement, que les uns le fixent à Yareilles, d'autres à Saint- Philberl : c'était cependant un fait facile à vérifier, même dans les temps anciens.
A l'époque gallo-romaine, la ville de Paris ne possédait que l'aqueduc d'Arcueil, dont la portée, en temps ordinaire, ne dépassait pas 1000 mètres cubes, et tombait à 500 mètres cubes par 24 beures. Dans une année très-sècbe, comme 1874, Sens recevait donc 70 fois plus d'eau que Paris.
Amilyse de Veau des trois sources. — J'ai déterminé, le 30 août 1860, le litre hydrolimétrique de Saint-Philbert, que j'ai trouvé égal à 19",50
Celui de Theil, qui s'élève à 17%oo
Antérieurement j'avais essayé l'eau de Noé, dont le. litre est. J8%30
Ces essais cadrent autant que possible avec les résultats des analyses suivantes, faites au laboratoire de l'école des ponts et chaussées, par M. Mangon, membre de l'Institut :
Eaux puisées le 25 mars 186*2
liAZ DISSOUS RAMENÉS A ZÉRO ET A LA PRESSION DE 0'",760 (MOYENNE DE DEUX ANALYSES)
CENTIM. CUDEs PAR LITRE
Acitle cailjoiîiqiic 21,1
Uxygèue 0,0
Azote 14,1
TOTAI . i\,'i