‹ Les eaux. Introduction. Les aqueducs romainsChapitre 64 sur 72 · NOÉ · texte numérisé non relu

NOÉ

rti'siilus insolubles (l.ins les acides faillies.. .

.Mumiiic ot iieroxyde de IVt

Cliau\

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0,008 0,001 0,0'Jt3 0,OOM 0,00(i 0,005 0,007 0,001

O^OiO 0,001 0,101 0,OOG 0,006 0,002 0,007 0,015 0,07 .i

Alcalis

(;iilorc

Eau conihinoe cl iralièrcs or{;anif|ues. . . . Acide carlionique et matières non do.4écs.. .

Celle composilion des gaz et des malières lixes en dissolution dans l'eau, est considérée comme excellente par tons les physiologistes : l'eau des sources de la Vanne est très-propre à tous les usages domestiques. J'ai démontré que les titres hydrotimétriques indiqués ci-dessus correspondent à la limite des eaux inciusiantes, c'est-à-dire que l'eau des sources peut circuler tranquillement dans un aqueduc ou une conduite, sans y former de dépots calcaires. Agitée violemment par les roues d'un moulin, par les pompes d'une machine de rei'oulenienl ou par la chute d'une fontaine, elle peut perdre une cerlaine quantité d'acide carbonique et former des' dépôts calcaires, mais peu considérables. C'est ce qui a été constaté dans l'aqueduc de Sens ; presque partout on ne trouve à la surface des parois que la légère couche de malières noiràlres qu'une eau non incrustante laisse sur les corps solides qu'elle a baignés pendant longtemps. On a cependant trouvé,

dans le faubourg Sainl-Savinien, ^ 0,55.

une couche de sédiment calcaire B^H^fe'^- - ' sur une certaine longueur, entre \J^DL3k,

les sondes n"' 53 et 54, priucii)a- L - oj\\

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lement sur le radier. Ce dépôt est ns^-^^^ ^

très-dur et blanchâtre; il a 0'",022 ^l^QC^

d'épaisseur, comme l'indique le croquis ci-contre. Il est cei'lain (ju'il ne s'est pas déposé pendant que l'aqueduc était en ser-

vice, puisque, s'il en était autrement, on devrait le retrouver aussi clans les aulres parties de la cunetle mises à découvert par nos sondes, ce qui n'a pas lieu.

Limpidité, température. — L'eau des Irois sources est admirablement limpide et très-agréable à boire. Jamais, depuis 1860, la source de Saint-Pbilbert ne s'est troublée. Les sources du Miroir et de Noé deviennent légèrement opalines à la suile de très-longues pluies. On prend tous les jours la température de l'eau, qui a varié de 1^,6 (25 septembre 1874) à 10%5 (9 février 1875).

Mode de captation. — Les quatre sources proviennent de nappes profondes et arrivent au jour par de véritables cheminées de puits artésiens forées dans la craie compaclo. Ces cheminées sont remplies de cailloux à Saint-Philbert, à Theil et à Noé, et de limon à Vareilles. Elles ont la plus grande analogie avec ce qu'on nomme en Champagne Mme, en Basse-Bourgogne abîme, en Gâi'mms abîme ou gouffre; seulement, pour qu'on lui applique son nom, un bîme doit elre béant et non rempli de culloux. Tel est le Bîme de Cérilly, belle source que la ville de Paris possède dans une vallée secondaire du bassin de la Vanne.

Ces sources sont donc sans relation avec la nappe d'eau superficielle des puits. On [)eul pratiquer des tranchées à une trèspetite distance de leur point d'émission sans les déplacer, et les relever d'une certaine quantité sans trop craindre de les perdre. C'est ce qu'ont fait les Romains à Noé et ri Saint-Philbert.

Le niveau de l'eau dans le bassin de captation, à Noé, était à l'altitude 89'',46

Originairement la source jaillissait certainement au pied du coteau à 85'",20

Relèvement opéré par les Romains. . . 4"',*26

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