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(Truchot ,
Si dans les eauxajraenicales nous n^avons placé que les sources du Moni-Dore, ce n'est pas qu'elles soient les plus riches du groupe de TÂuvergne, mais bien parce que ce sont celles où TeiTet arsenical se trouve le moins sujet àêtre altéré par d'autres éléments minéralisateurs. Plusieurs stations d'Auvergne possèdent de Tarsenic dans leur composition ; ce
métalloïde s*y trouve soit à des doses inférieures au Mont-Dore, comme à Royat, soit à des doses bien supérieures comme à Saint-Nectaire et à la Bourboule; mais, dans ces stations, Farséniate de soude se trouve englobé dans une si grande quantité d'autres sels que son principe actif en est modifié dans ses effets tant physiologiques que thérapeutiques.
Nous n'avons donc conservé qu'aux eaux du Mont-Dore le titre d'arsenicales. Quoique le traitement tbermal de cette station, en exagérant toutes les sécrétions cutanées, puisse, par cette méthode dérivative, rendre compte de son effet sur l'état catarrhal des muqueuses ; il n'est douteux pour personne que l'arsenic de ces eaux n'entre pour beaucoup dans leurs effets sédatifs sur les phlegmasies chroniques et sur les névroses des voies respiratoires. Nous donnons donc le titre d'eaux arsenicales à celles du Mont-Dore, quoique nous ne regardions que comme secondaire le rôle de ce milligramme d'arséniate de soude dans l'action puissante du traitement balnéaire de cette station et nous renvoyons le lecteur à cette étude.
Les eaux chloro-arsenicales de la Bourboule doivent à la grande quantité d'arsenic qu'elles renferment (7 milligr .) leurs propriétés antiherpétiques. Le chlorure de sodium ne se trouve pas dans leur minéralisation à dose suffisante pour expliquer l'action si énergique de ces eaux dans toutes les manifestations scrofuleuses. Le sel marin se trouve en si grande abondance dans plusieurs de wo^ ^Va.-
lions chlorurées (Salies-de-Béarn, Uriage, Bourbonne), que l'on se rend compte alors du rôle de ce stimulant précieux opposé à Tatonie générale des sujets lymphatiques ou scrofuleux. AlaBourboule, nous avons besoin de Farsenic, pour comprendre Teffet héroïque de ces eaux dans certaines altérations cutanées de nature herpétique. L'activité imprimée aux diverses sécrétions par le chlorure de sodium se trouve compensée plutôt que combattue par l'arsenic, ce médicament d'épargne^ qui lui permet d'atteindre la diathèse scrofuleuse jusque dans ses plus profondes manifestations.
DE GLEMONT-FERRAND
La ville de Giermont renferme 15 sources minérales appartenant à la classe des chloro-carbonatées mixtes ; elles jaillissent à peu près toutes sur les bords du ruisseau la Tiretaine, depuis son arrivée, près de la place de Jaude jusqu'à sa sortie du faubourg de Saint- Alyre.
Plusieurs de ces sources sont non-seulement riches en bicarbonates de soude et de chaux,mais encore en carbonate de fer, et mériteraient d'être utilisées. Elles conviennent en effet aux sujets anémiques, scrofuleux et rachitiques que Ton rencontre trop fréquemment dans ces quartiers bas de la ville, mais un préjugé les fait dédaigner, et c'est à grand'peine que les médecins de Giermont peuvent décider les jeunes filles chloro-anémiques à aller boire l'eau ferrugineuse de Jaude ou celle du puits artésien, qui sont certainement des plus propres, par leur minéralisation, à combattre le lymphatisme et l'hypoglobulie.
Ces eaux minérales que l'on voit couler dans tous les ruisseaux du faubourg de Saint-Alyre ont tou-
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jours été sans crédit près des gens qui Thabitent. Cependant un établissement balnéaire a été créé près de la grande source incrustante. C'est un bâtiment de 30 mètres de longueur sur 7 de profondeur, ayant une vingtaine de cabinets de bains. L'eau minérale à 22 ,2 est surchauffée par un serpentin de vapeur. A une température un peu élevée comme 36 ou 38», ces bains sont excellents pour le traitement du rhumatisme articulaire ou musculaire. A 32 ou 34°,ils s'adressent au contraire aux constitutions lymphatiques légèrement scrofuleuses ou rachiliques ; ils sont toniques et excitent la circulation périphérique. Ces bains n'ont jamais été suffisamment appréciés des habitants de Clermont et ne sont fréquentés que par quelques malades peu aisés qui s'en contentent, ne pouvant plus aborder les prix relativement élevés des bains de Royat.
Les fabriques de pétrifications utilisent seules la riche minéralisation des eaux de Clermont. C'est du reste à Saint-Alyre qu'est née cette industrie. Au siècle dernier, le jardinier de l'abbaye vendait aux étrangers qui venaient visiter son pont naturel des rameaux incrustés, et Chomel envoyait à Tournefort des raisins et des feuillages recouverts de ces dépôts calcaires.
Les eaux de Saint-Alyre , les premières employées pour la pétrification, sont inférieures à celles de Saint-Nectaire et surtout de Gimeaux, qui laissent déposer un carbonate de chaux beaucoup