Ô LIT. — GÉOGRAPHIF DES EAUX MINÉRALES
Il est peu de départements en France qui ne compte au moins une source d'eaux minérales; mais il s’en faut de beaucoup que toutes ces richesses soient utilisées au point de vue médical, car sur 864% sources d'eaux minérales qui sont connues en France, d’après le rapport fait par M. Pâtissier à l'Académie de médecine, sur le service médical des établissements thermaux pendant les années 1851 et 1852, 1%1 seulement possèdent un établissement-ouvert aux malades !.
L'administration des mines, après avoir relevé nos principales sources d'eaux minérales, les a réparties, de la manière suivante, entre nos divers systèmes de montagnes :
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2. — des montagnes centrales:,.....,.:. 200 RO NO OS let he sereine "100 4. — des montagnes du nord-ouest..... 66 D OUURSEA DES. QUE ROME END SENS 98 CAE RAT GOTSE, AURAS UT). 2 49 ERA LES CAEN dés Afdénniess.H4 FAUSPNOUN AU 1 8. Pays des plaines basses de Paris........:. 62
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M. Herpin (de Metz), dans son excellent ouvrage sur la matière qui nous occupe, divise géographiquement les eaux minérales de France en quatre groupes, qui sont : 4° le groupe des Pyrénées, dont les principes constituants caractéristiques sont les sulfates et l'acide sulfhydrique ;
2 Les sources de l'Auvergne, dont les principes constituants caractéristiques sont le carbonate de soude et l'acide carbonique ;
3° Le groupe du versant occidental des Alpes, du Jura, des Vosses, dans lequel le chlorure de sodium est un des éléments prédominants ;
4 Voir la partie de cet ouvrage consacrée aux établissements thermaux.
40 Enfin le groupe des contrées voisines de la Seine et de la Loire, le nord-est, les Ardennes, le Hainaut, la Bretagne, les plateaux tertiaires du nord et du midi, ne contiennent guère que des eaux douces avec du fer et un peu d'acide carbonique, dont le type pourrait être représenté par Forges pour les eaux ferrugineuses, et par Enghien pour celles cp sont en même temps sulfureuses.
L'Annuaire des eaux de la France divise notre territoire, au point de vue des sources minérales, en huit régions :
La première région, — massif central de la France, — est constituée par « la vaste protubérance à à base granitique, percée par des porphyres secondaires et des roches volcaniques, et parsemée, surtout vers ses bords, de lambeaux de terrains sédimentaires, particulièrement de terrain houillier, qui s'étend du N. au S. d’Avallon au Vigan ou plutôt à Lodève, et de l'E. à l'O. entre le Rhône et Nontron ou Confolens. »
La seconde région, — groupe des Pyrénées, — comprend : 1° « la chaîne des Pyrénées, dont l’axe est composé de roches cristallines et de terrains anciens, tandis que les formations sédimentaires plus modernes en garnissent les flancs ; 2° deux appendices Fu des deux extrémités de la chaîne, s’avancent vers le N. E.
La troisième région, — groupe des Alpes et de la Corse, — est assez naturellement circonscrite pour qu’il soit inutile d'en marquer les limites.
La quatrième région, — Jura, collines de la Hautes-Saône et Vosges, — forme pour ainsi dire trois groupes, dont le trait dominant est « le double relief des Vosges et de la Forèt-Noire, placé symétriquement des deux côtés de la grande vallée du Rhin, et formé d’un axe granitique. sur lequel s’appuyent successivement les diverses formations du trias. Ce massif, terminé par les collines de la Haute-Saône, se sépare assez nettement des terrains oolithiques qui l'entourent à l'O. et au $., et vont former dans cette dernière direction la chaîne recourbée du Jura, bordant, comme un amphithéâtre, la plaine Suisse ; enfin,
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entre cette chaîne et le Rhône, s'étend la Bresse qui, de Gray à Valence, forme un plan légèrement incliné. »
La cinquième région, — Ardennes et Hainaut, — ne possède qu'une seule source, celle de Laiïfour, qui appartienne à la France. :
La sixième région, — massif du nord-ouest, — occupe tout le N.-0. de la France, c’est-à-dire la région accidentée qui forme la Vendée, la Bretagne et une portion de la Normandie.
Les septième et huitième régions, — régions de plaines, — comprennent toute la partie de notre territoire qui ne présente pour accidents orographiques que de simples collines, dont la hauteur atteint rarement 300 mètres d’élévation, et qui ne renferme pas de terrains plus anciens que le lias. Ces deux régions sont placées l’une au N. et l’autre au S. du plateau central, et sont séparées par une sorte de col, formé de terrains jurassiques, qui relieles deux pointes avancées des massifs graritiques de la Vendée et du Limousin. Au N.-E. de ce petit bombement s'étendent les plaines arrosées par la Loire, moyenne la Seine, la Somme, l’Escaut ; au S. et au S.-0., les bassins de la Charente, de la Gironde et de l'Adour.
He la partie consacrée aux eaux minérales, VAnnuaire, revenant sur cette division géographique, ajoute : « Des huit grandes régions physiques dans lesquelles nous avons été amenés à diviser la France, quatre seulement, le groupe des Pyrénées, le massif central, le groupe formé par les Alpes et la Corse, enfin celui qui réunit le Jura, les collines de la Haute- Saône, et les Vosges, présentent des sources dont la température moyenne dépasse notablement: celle du sol superficiel. -
» Les quatre autres régions, comprenant le massif des Ardennes, le massif de la Bretagne, et les deux grandes régions de plaines qui entourent circulairement, au nord et au midi, la gibbosité centrale, présentent à peine quelques sources dont la température s'élève au-dessus de la température moyenne ; et, en même temps, la teneur moyenne.en sels fixes de celles de ces sources qu'on a rangées parmi les eaux minérales, c’est-àdire de celles qui sont le plus chargées dans ces quatres grou-
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pes, ne dépasse pas la somme des matières tenues en dissolution par l’eau d’Arcueil. Cette teneur, comparée à celle des sources des quatre premières régions, n’en constitue guère respectivement que le tiers, un peu plus du quart, un peu moins du cinquième et même moins du septième. Pour les éléments constitutifs, même antagonisme ; dans les régions à sources froides, les carbonates l’emportent généralement sur les chlorures et Les sulfates, mais surtout l’élément calcaire sur l’élément sodique. Les régions à sources chaudes ont des physionomies bien dessinées et des caractères tranchés : dans l’une prédomineront les carbonates, dans une autre les chlorures, dans une troisième, ce sera le souffre qui fournira essentiellement les éléments électronégatifs; mais danstoutes on remarquera la prééminence absolue de la base alcaline sur la base caleaire. »
Nous nous sommes étendu sur ces considérations géographiques des eaux minérales de la France, parce que la ‘division proposée par l'Annuaire nous paraît la plus logique et, par conséquent, est celle que nous adoptons.