I. — PRORIÉTÉS MÉDICALES DES EAUX MINÉRALES
Il y a quelques années à peine, les auteurs qui éerivaient sur
les eaux minérales avaient à combattre deux exagérations également funestes, et qui, pendant longtemps, ont retardé chez nous
Jétude de l’hydrologie médicale; ces deux exagérations étaient :
D'une part, l'enthousiasme superstitieux et mystique avec lequel on expliquait les vertus curatives des eaux;
Et d'autre part, l’incrédulité systématique qui déniait toute valeur thérapeutique aux sources les mieux autorisées.
Aujourd’hui, grâce aux efforts de quelques hommes et grâce aussi aux progrès de l'esprit public, la médication thermale a été placée au juste rang qu’elle doit occuper; et si elle a été arrachée aux arcanes mystérieux des divinités inconnues, elle a pris place ‘parmi les moyens puissants que la médecine possède contre certains états morbides, .
Nous ne nous arrêterons donc à réagir ni contre les superstitions et les fables qui transforment en miracles les cures par les eaux minérales, ni le scepticisme railleur qui se refuse à voir et à comprendre ; et, sans sortir de l’exacte observation des faits, nous reconnaîtrons aux eaux minérales des vertus médicamenteuses réelles et positives.
‘ Le principe de ces vertus est complexe ét touche à tous les éléments qui Cénsituent le vaste problème des eaux minérales. Ne s'arrêter qu'à un de ces éléments et vouloir en déduire les
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applications thérapeutiques des caux, c’est se créer des illusions étranges et se préparer des mécomptes funestes; ainsi, la présence dans une source d’un principe minéralisateur est, dans bien des circonstances, impuissante à nous expliquer les effets thérapeutiques qu’on en retire ; des sources à peine minéralisées produisent des résultats impossibles à obtenir dans les stations thermales les plus riches ; enfin des sour-cesà composition chimique identique amènent, dans quelques cas, des cffets thérapeutiques contraires.
Il faut donc chercher l'explication médicamenteuse des eaux minérales dans un ensemble de conditions dont nous allons tenter d'isoler les éléments.
De ces conditions, celles-ci se rapportent aux propriétés dynamiques ‘les eaux, celles-là à leurs propriétés chimiques, d’autres enfin à leurs propriétés physiques.
Ce n’est pas tout :
Le mode d'emploi a sur la puissance miédivalriné des eaux une telle importance, qu’un grand nombre de stations thermales lui doivent exclusivement leur réputation el leur succès. Ne voyons-nous pas l’eau ordinaire, méthodiquement employée, faire, sous le nom d'hydrothérapie, des cures merveilleuses et inespérées ?
Nous reviendrons tout à l’heure sur ce sujet intéressant, car
il nous faut à cette heure parler de la triple action nédicanet
teuse des eaux minérales qui découle exclusivement de leur nature intime.
Action dynamique. — Les malades qui se rendent aux stations minérales absorbent chacun, par l’estomac où par la peau, une quantité d’eau s’élevant en moyenne à 2 kilogrammes par jour. Cette évaluation paraît exagérée au premier abord ; mais elle devient facilement admissible si l’on songe aux circonstances qui activent et favorisent l’absorption du liquide. C’est d’abord, d’un côté, le but même du voyage, qui consiste soit à boire beaucoup, soit à se baigner souvent et longtemps; puis les qualités de l’eau, sa pureté, sa limpidité, son goût aigrelet, ete., qui la font appétissante et d’une saveur agréable; d’autre part,
la thermalité de certaines eaux, la présence du sel, et surtout de l'acide carbonique dans quelques autres, qui en rendent la digestion prompte et facile; toutes conditions qui militent en faveur de lappréciation ci-dessus.
Cette quantité énorme de liquide, abstraction faite des principes minéralisateurs qu’elle peut contenir, introduite chaque jour dans l’économie et pendant un temps plus ou moins long, exerce bien évidemment une action dont il faut tenir compte : « Absorbée par les vaisseaux veineux, dit M. Herpin, cctte eau passe dans le sang, se mêle avec lui, le délaye, le fluidifie; en cireulant avec le sang, elle pénètre dans l’intérieur des viscères, des organes, et jusque dans les plus petites ramifications des vaisseaux et des tissus le” plus fins; elle les lave, les nettoic ; elle dissout et entraîne les substances hétérogènes, morbides ou .anormales qui s’y trouvent accidentellement déposées.—Reprise ensuite par les organes excréteurs, l’eau est rejetée au dehors de l’économie par toutes les voies excrétoires : soit par le canal intestinal; soit par les reins et la vessie, avec les urines; soit par la peau, sous la forme de sueurs abondantes, d’éruptions ; soit enfin par l’expectoration même, entrainant avec elle les substances inutiles ou nuisibles à l’économie, dont elle s’est chargée pendant son parcours à travers le tissu des divers organes, et dont l’économie générale se trouve ainsi purgée et débarrasse. »
Gette action mécaniquement dépurative de l’eau, est pour un grand nombre de sources la seule propriété médicamenteuse.
Si, à côté de cette expulsion de tous les materiaux nuisibles qui encombrent l’économie, on place l'assimilation d’élements constitutifs pleins de vie, de force et de santé, s’opérant sous Pinfluence des meilleures conditions d'hygiène et de salubrité, on se rendra compte des résultats merveilleux que l’on obtient à des sources dont la minéralisation est nulle ou insignifiante.
La réunion de ces deux conditions est indispensable ; lune est le complément ou le correctif de l’autre : qu'un malade essayé de boire chez lui, au milieu de l'air empesté des villes, et sans se dégager des préoccupations de sa vie laborieuse ou
sociale, la quantité d’eau qu’il absorberait dans un établissement thermal, à coup sùr il n’obtiendra pas les effets salutaires que lui procurera une visite aux eaux minérales; d’autre part, qu'un graveleux, qu'un rhumatisant, par exemple, aille dans les contrées les plus favorisées, à Nice, à Naples, en Suisse, et. bien certainément il ne retirera aucun bénéfice, au point de vue de son affection, des circonstances heureuses au milieu desquelles il se trouvera placé. |
Mais, par contre, interrogez les malades qui vont à Plombières, à Néris, à Luxeuil, à Dax, etc., etc.; que de cures étonnantes! que de merveilleuses guérisons! et cependant le chlorure de sodium, qui est l’élément principal de toutes ces eaux, s’y trouve €n si faible quantité, que plusieurs litres de ces hquides en fournissent à peine une quantité égale à celle que nous consommons dans un seul repas.
Reconnaissons-le done, en dehors de certaines eaux véritablement minéralisées et dont l'action chimique est incontestable, les sources minérales empruntent leur puissance curative à un ensemble de conditions qui, prises séparement, n’ont bien souvent qu’une influence négative, mais qui doivent, pour la thérapeutique qui nous occupe, agir simultanément etse prêter un mutuel appui.
L'action dynamique de l’eau est une de ces conditions. : |
ACTION PHYSIQUE. — Il ne s’agit ici que de la thermalité des . eaux. Gette thermalité, c’est-à-dire une température supérieure à la température ordinaire, favorise singulièrement les propriétés dissolyantes que nous venons de reconnaître à l’eau prise à l’intérieur. En dilatant les solides et les liquides de l’économie, elle facilite leur pénétration et rend la circulation du sang plus active et plus rapide. Mais {out en secondant l’action dynami= que de l’eau, la thermalité porte dans l'estomac une somme de calorique quile stimule, éveille sa vitalité, et, par ainsi, concourt à la réparation des forces de l’organisme.
A lextérieur et sous forme de bain, l’eau chaude détermine . sur la peau une sorte de rubéfaction qui se trahit par des éruptions et des exanthèmes, et cause ainsi une dérivation qui, dans eertaines maladies, joue un rôle considérable.
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- Cette action sera encore plus énergique si, lalocalisant, pour ainsi dire, au moyen de la douche, on appelle sur un seul point donné du corps les réactions produites par les alternatives répétées de la chaleur et du froid.
Dans quelques eaux à température ordinaire, cette action tonique du calorique est remplacée par de l'acide carbonique qui, lui aussi, stimule l'estomac et facilite les digestions. Des établissements, pour rendre l'assimilation encore plus complète, ont établi des bains et des douches d’acide carbonique qui dans certains cas, comme nous l’avons plusieurs fois observé à Pougues, favorisent merveilleusement les effets des eaux minérales.
ACTION CHIMIQUE. — Qu'on nous permette d'emprunter à l'Annuaire des eaux de la France la page suivante, car nous ne pourrions dire ni mieux, ni d’une manière plus concise l’action chimique des eaux minérales : « Entraîné par l’absorption jusque dans les ramifications les plus déhiées du système vasculaire, le liquide minéral pénètre tous les tissus de l’économie et leur communique un nouveau mouvement, une nouvelle vie, d’où résulte une excitation plus ou moins marquée de tout l'organisme; vers le cinquième ou le sixième jour de la cure thermale, il survient des lassitudes, du dégoût, de l’insomnie, et un mouvement fébrile; les douleurs anciennes se réveillent, les affections chroniques, telles que le rhumatisme, les névralgies et les dermatoses, passent à un état momentanément aigu, transformation le plus souvent favorable à leur amélioration. Le malade ne doit pas s'inquiéter de ces recrudescences, qui se dissipent ordinairement en peu de jours, même en continuant les eaux. Elles sont parfois suivies de crises par les urines, les
selles, les sueurs, ou par des éruptions cutanées; c’est donc dans l'excitation de l'organisme et de la partie malade que réside la principale force médicatrice des sources sanitaires; lorsque cette excitation est lente, modérée, elle facilite la solution des maladies chroniques; mais, trop forte, elle les exaspère, ranime les inflammations latentes, et précipite les progrès dès dégénérescences organiques. Le talent du médecin des eaux consiste
principalement à maintenir cette excitation dans des limites
convenables, à la doser swivant la nature, la période de la lésion morbide et le .empérament du malade. Ce mode excitant, commun à la plupart des sources, est facile à constater en étudiant leurs effets physiologiques, soit en boissons, soit en bains ; mais les eaux qui renferment un principe actif prédominant, tel que le soufre, le fer, le bicarbonate de soude, etc., possèdent, outre l’action excitante, une action spéciale, ultérante, qui modifie nos humeurs dans les maladies diathésiques; ainsi les eaux sulfurées se montrent plus aptes que celles d’une antre classe pour guérir les dermatoses, le rhumatisme, les scrofules, etc, les eaux alcalines diminuent la plasticité du sang, impriment un caractère alcalin aux sécrétions acides, liquéfient la lymphe, la bile, et sont favorables pour résoudre les engorgements passifs des viscères abdominaux; les eaux ferrugineuses agissent sur l’hermatose, donnent au sang plus de plasticité, ct aux tissus plus de tonicité. En résumé, les eaux minérales, par leur mode excitant, relèvent graduellement les forces singulièrément affaiblies dans les maladies de long cours, et substituent à un état chronique, un état momentanément aigu, qui réveille les organes engourdis, active les sécrétions et provoque des crises salutaires par les urines, les sueurs, etc. ; tandis que leur mode altérant ramène, par un travail lent, insensible, mais continu, les liquides altérés à leur état normal. De cette simultanéité d'action résulte une puissance curative à nulle autre pareille, pour le traitement des affections chroniques, »
Si l'on rapproche de cette savante page ce que nous avons dit tout à l'heure de l’action dynamique, on se convainera que les eaux minérales, grâce aux propriétés diverses dont elles sont doutes, concourent au même but et par des routes identiques.
Ÿ IL. — CIRCONSTANCES QUI INFLUENT SUR LES PROPRIÉTÉS MÉDICALES DES EAUX MINÉRALES.
Quand on songe aux résultats merveilleux que produisent certaines eaux dans lesquelles l’analyse chimique ne décèle rien
ou presque rien de plus que ce qui se trouve dans l’eau potable ordinaire ; et d’autre part, quand on voit des eaux à principes minéralisateurs différents modifier d’une manière heureuse des affections identiques; ou des maladies contraires améliorées et guéries par les mêmes eaux minérales, on se prend à douter de lPaction chimiquement thérapeutique des thermes, et l’on place la cause des succès obtenus dans les circonstances au milieu desquelles s'exerce la balnéologie minérale.
Sans doute, et il y aurait folie à le contester, ies conditions qui président à la médication par les eaux minérales jouent un rôle considérable dans les effets obtenus; mais ce rôle, il serait également insensé de ne pas le reconnaître, ne constitue pas à lui seul tout le succès. Envoyez un graveleux, comme nous le disions plus haut, sur les plages enchantées de l'Italie, où dans les cottages charmants de la Suisse, et vous verrez si la pureté de l'air, la variété des distractions, l’oublides affaires, etc.ete., pourront remplacer les eaux de Vichy ou de Pougues.
Soyons justes envers toutes choses; ne nous laissons entrainer ni par un enthousiasme irréfléchi, ni par un scepticisme déplacé ; faisons une part légitime à tous les éléments du problème . si compliqué d’une cure minérale, e nous parviendrons peutêtre ainsi à nous rendre compte des apparentes contradictions signalées dans le sujet qui nous occupe.
Il est évident que les conditions tirées du déplacement, des distractions, du grand air, etc., n’ont qu'une influence sccondaire sur l’action chimique des eaux que nous appelleriozs volontiers action spécifique ; le soufre contenu dans les caux sulfurées agit contre les dermatoses aussi bien à Baréges qu’à
Paris ; les sels de soude ct de magnésie qui se trouvent dans les eaux sulfatées purgent le malade dans sa chambre comme ils le purgent à Pulna ou à Sedlitz. Mais si les circonstances dont il s’agit, n’ajoutent rien à l’action spécifique des eaux, elles disposent l'organisme à micux en éprouver les effets et à en retirer de plus grands avantages. Nc sait-on pas, par exemple, que l’action du fer, dans la chlorose et l’anémie, quelque-
de
fois nulle au sein des villes, est puissamment réparatrice à la campagne ? Je me souviens avoir donné pendant tout un hiver et sans succès, les préparations ferrugimeuses les plus vanices et l’eau de Spa à une dame profondément anémique, qui recouvra rapidement la santé au printemps, 2 une saison à Spa même.
Il est donc incontestable que les voyages, les distractions, le grand air, ete., secondent puissamment l’action spécifique des eaux minérales, en mettant l’économie dans les conditions les plus favorables à cette action. Mais, hâtons-nous de le reconnaître, c’est à l’égard de l’action dynamique des eaux que ces circonstances jouent le rôle le plus important, et, pour en convaincre le lecteur, nous n’aurions qu’à évoquer les souvenirs de Grœfenberg. Pourtant, sans vouloir pénétrer ici le secret des cures obtenues par Priesnitz avec lhydrothérapie !, nous rappellerons ce que nous écrivions plus haut sur l’action dynamique des eaux : « Si, disions-nous après avoir parlé de l'effet dépuratif, si à côté de cette expulsion de tous les matériaux nuisibles qui encombrent l’économie, on place l'assimilation d’éléments constitutifs pleins de vicé, de force et de santé, s’opérant sous l'influence des meilleures conditions d'hygiène et de salubrité, on se rendra compte des résultats merveilleux que l’on obtient à des sources dont la minéralisation est nulle ou insignifiante. »
Ces conditions excellentes d'hygiène et de salubrité sont précisément celles dont il est ici question.
Nous allons indiquer les principales, celles, du moins, qui exercent une influence manifeste sur les propriétés thérapeutiques des eaux minérales.
Conditions météorologiques. — « La composition chimique d’une source minérale et sa température étant données, il ne faut pas croire que ses effets sur l’économie seraient identiques sous le climat de Marseille ou celui de Strasbourg, au niveau de la mer ou à une altitude de plusieurs centaines de mètres,
4 Voir au volume consacré aux eaux minérales de l'étranger, le chapitre relatif à l’hydrothérapie.
sur un plateau élevé, ou dans une vallée profonde, sur la pente méridionale,, où au nord d’une montagne, ete. — Toutes
ces circonstances, ainsi que beaucoup d’autres, générales et même purement locales, comme le degré d’humidité ou de sécheresse, les vents dominants, les courants d'air, les variations plus ou moins brusques de la tenpérature, etc., influent nécessairement sur le mode d'administration des eaux, sur la quantité que l’on doit en prendre, la durée de la saison, l’époque la plus convenable, ete., et définitivement sur les résultats qu’on doit en retirer. »
Ainsi parlé M. Herpin (de Metz), que nous aimons toujours à citer, tant son travail est lucide et conscienciéusement fait; et M. Herpin a mille fois raison, car il serait à craindre, à coup sûr, que la phthisie et le rhumatisme, par exemple, ne s’aggravassent, au lieu de s’amender, dans une localité froide, humide, exposée aux courants et aux brusques changements de température. |
Les conditions météorologiques d’un pays sont presque toutes sous là dépendance de son altitude ; le baromètre et le thermomètre lui obéissent presque exclusivement et l’on sait l’empire exercé sur les fonctions vitales par là pression up rique et la température.
Il faudra donc que l'altitude de la station thermale à choisir entre dans les prévisions du médecin, car il exposerait ses malades à de graves mécomptes s’il envoyait, par exemple, des hémoptysies ou des rhumathismes à des sources placées trop au-dessus du niveau de la mer. 3
Ces considérations nous. amènent tout naturellemeut à la question des climats et des saisons.
Pour les climats, nous n’en dirons pas grand’chose, car chaque pays et surtout la France, dont nous nous occupons exclu- Sivément ici, possèdent des sources qui répondent à toutes les indications, et s’il arrivait, par hasard, qu’il fût nécessaire de recourir à des sources étrangères, la question de climat s’effacerait devant les nécessités qui dicteraient une semblable détermination, ét n’arrétcrait ni le malade ni le médecin.
Il n’en est pas tout à fait de même de la saison, bien que la très-grande majorité et l’on pourrait même dire la totalité des établissements thermaux soient fermés pendant l'hiver. C’est donc durant la saison chaude qu’est en faveur le traitement par les eaux minérales.
Mais, dira-t-on, depuis le mois de mai jusqu'au mois d’octobre, la température est loin d’être uniforme, et la différence qui existe sous ce rapport, entre les mois de juillet et d'août d’une part, et les mois de mai, juin, septembre et octobre d'autre part, doit établir une préférence qu'il peut être utile de noter.
Ce point d’hydrologie ne peut être résolu d'une manière générale, car sa solution est subordonnée tout à la fois à la nature de l’affection qu'il s’agit de combattre et à la position géographique qu’occeupe la station choisie.
N’est-il pas évident que dans les maladies où la crise s'opère du côté de la peau, l’époque de la canicule et un pays chaud aideront puissamment cette crise, en activant et en favorisant la transpiration ? Les états morbides, au contraire, qui se jugeront par une révulsion sur le tube digestif, se trouveront mieux d’une chaleur tempérée, et retireront un plus grand bénéfice des eaux pendant les mois de juin et de septembre.
Comme on le voit, rien de précis ne peut être formulé à cet égard ; mais d’une manière plus générale et par rapport aux diverses saisons de l’année, il faut reconnaître que l'été est incontestablement la meilleure, car en dehors de l’action de la température, elle permet la promenade, l'exercice au grand air et la respiration des émanations végétales, toutes cireonstances qui, nous allons le dire, sont importantes dans la médication thermale. ,
Conditions hygiéniques. — Ccs conditions sont de deux sortes :
Lo Celles qui se rapportent aux habitudes extérieures, telles que la promenade, l'exercice, le repos, etc. ;
20 Celles qui se rattachent plus D enlierement -à au régime alimentaire. -
Les promenades, et partant l’exeréice, doivent occuper une
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