‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 104 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebèn. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebèn. de Paris

12. Arch. de la Seine, loc. cit. — Annonces, Affiches et Avis divers, 1793, p. 156.

13. Id. Bilans, cart. 38, 17 nov. 1773 ; cart. 65, 21 oct. 1785. — V. aussi cart. 51 et 56, bil. de l’ébéniste Bayer; cart. 48A et 65, bil. de l’ébén. Rebour.

Paris, le 19 janvier 1737 1 . Il exerça d’abord rue de la Roquette, puis rue Traversière-Saint- Antoine 2, produisant des meubles de chêne, tels que des armoires à baguettes feuillées et des buffets dans la forme de commodes. En 1746, il eut un litige avec le tapissier Morand au sujet de deux bibliothèques que ce marchand jugeait défectueuses, mais qui furent reconnues par les experts « bonnes, loyales et bien conditionnées » 3. Vers la même époque cet artisan travaillait pour les magasins de l’ébéniste Migeon4 5. I! mourut à l’Hôtel-Dieu, le 14 mars 1754 h

DELMONT (Jean-Baptiste) tenait un atelier d’ébénisterie à Paris, rue Saint-Nicolas, n° 4, entre 1791 çt 1799 6. On le trouve cité dans le livre-journal du marchand Collignon pour la fourniture de plusieurs tables à jeu en bois d’acajou 7 .

DELOOSE (Daniel), dont le nom indique une origine flamande, fit partie d’une promotion de douze ébénistes et menuisiers de Paris créés maîtres, dans des conditions de faveur, par l’édit royal du 13 août 1767 8. Après avoir longtemps demeuré rue Saint-Nicolas, il s’était installé depuis peu rue du Faubourg Saint-Antoine, presque en face de la rue Traversière, quand il succomba vers le début de l’année 1788. Une annonce insérée dans les Petites Affiches du 15 avril suivant pour la vente de son fonds de commerce, mentionne parmi les marchandises du défunt « une belle commode, un secrétaire et deux encoignures faisant un même meuble » avec nombre d’ouvrages « de bois d’acajou et de bois satiné, à fleurs ombrées et médaillons » 9. Cet habile ébéniste marquait ses travaux de l’estampille D. DE LOOSE. Il a signé, conjointement avec ses confrères Jansen et Cosson, une petite table qui appartient au South Kensington Muséum et dont les marqueteries de bois et d’ivoire représentent des personnages en costumes du temps. L’ancienne collection V. Demonts renfermait une autre petite table décorée par le maître suivant la même technique ,0. La face de ce meuble montre une dame orientale, au visage et aux mains d’ivoire, étendue sur une sorte de divan à rocailles. Le dessus porte un bouquet de lis permettant de supposer que ce gracieux ouvrage fut exécuté pour une princesse de France. Dans la vente du vicomte de Eroissard-Broissia (avril 1919) ”, figurait un bonheur-dujour par Deloose, en citronnier incrusté de mosaïques à carrelages. Mme la comtesse F. de Bernard possède un petit bureau en bois de rose, orné de marqueteries analogues. Les productions de cet artiste, souvent très fines, se caractérisent en général par la simplicité de leurs garnitures.

DELORME (Adrien EAIZELOT-), notable fabricant et marchand de meubles à Paris, fils de François Faizelot-Delorme auquel est consacrée la notice suivante, passa maître ébéniste le 22 juin 1748”, et s’établit rue du Temple. Au mois d’août 1768, il fut élu juré de sa communauté, en remplacement de son père qui venait de mourir13. Les Almanachs de l’époque le

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