‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 119 sur 397 · Alm. de Versailles, 1788 et · texte numérisé non relu

Alm. de Versailles, 1788 et

12. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 51. Bilan de l’ébén. Bayer, 2 mars 1780. — Arch. nat. Y. 13444, 13 déc. 1783.

Son nom se lisait au bas d’une adresse à la Convention en date du 25 juin 1792, dénonçant les menées du député Chabot dans le faubourg Saint-Antoine en vue de provoquer à l’assassinat du Roi L

DUBREUILHY, ouvrier marqueteur, travaillait en 1780 à Orléans chez l’ébéniste Gailliard. Sa signature au burin : Du Breuilhy, figure, avec celle de ce maître sur un petit meuble en bois de couleur, à décor d’ornements et paysages, que le marquis de Chanaleilles possède au château de la Renardière, près d’Ardon (Loiret).

DUBUISSON (Nicolas-René), né en janvier 1728 1 2 3, fut nommé ébéniste du Roi et attaché au service du Garde-meuble delà Couronne, comme successeur de son confrère Quervelle, en 1778L Après avoir résidé jusqu’alors dans le faubourg Saint-Antoine 4, il alla s’établir à Versailles, place Saint-Louis. Ses fonctions consistaient surtout à entretenir et à réparer le mobilier garnissant le château de Versailles, celui de Marly et les deuxTrianon. Parmi ses ouvrages destinés aux mêmes palais, on peut mentionner des commodes et toilettes revêtues de marqueteries, un jeu de loto renfermé dans un coffret en bois de rose, un écritoire d’acajou pour le service personnel de Louis XVI s. En 1783, la comtesse de Provence fit concourir cet ébéniste à l’aménagement du pavillon qu’elle venait d’acheter au Grand-Montreuil. Le sieur Imbert, intendant de la princesse, le chargea d’exécuter deux bibliothèques de palissandre à cannelures de cuivre et divers meubles en bois de rose avec des filets de bois bleu 6. L’année suivante, Dubuisson fournissait à Madame Élisabeth un prie-Dieu brisé, sur six pieds ronds, en acajou poli à l’anglaise7. Il reçut du président Bernard la commande de quatre belles armoires, dans la forme de piédestaux, en ébène incrusté de cuivre 8. Cet artisan travailla aussi pour Madame Victoire, pour le comte d’Artois, pour la princesse de Lamballe, la duchesse de Maillé, les princes de Poix et de Lambesc, le comte et la comtesse d’Angiviller, le comte Édouard de Dillon9, etc. Au mois de décembre 1785, il dut déposer son bilan, qui cite au nombre de ses créanciers le fondeur Ravrio et le doreur Labbé I0. D’après ce document, la mauvaise situation de ses affaires provenait des pertes que lui avaient causées les réformes nouvellement introduites, par mesure d’économie, dans les services du Garde-meuble.

DUBUT (Jean-François), fabricant et marchand d’ébénisteries à Paris, rue du Faubourg Saint-Antoine, « près de la grille des Enfans-Trouvés », mourut vers le commencement de l’année 1778. Ses marchandises, dispersées en vente publique le n mai suivant, comprenaient des « bibliothèques, secrétaires en armoire unis et à cylindre, tables à la Duchesse, vuidepoches, tables ovales et rondes, à gradins et à cylindre, tables dites Mignonettes, tables de nuit,

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