‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 120 sur 397 · Id. Bilans, cart. 65, 15 déc · texte numérisé non relu

Id. Bilans, cart. 65, 15 déc

bureaux, encoignures, commodes, chiffonnières, toilettes, paravents et écrans, le tout en bois des Indes' ». Cet ébéniste, — que l’on a confondu avec un homonyme, Gilles-Ambroise Dubut, menuisier en carrosses, — devait être un artisan privilégié du Roi, car il possédait le droit de marque sans avoir la maîtrise. Il employa pour signer ses ouvrages deux poinçons differents, dont l’un frappait son nom I. F. DVBVT à l’antique, et l’autre imprimait J. F. DUBUT en caractères modernes. La pièce la plus remarquable que l’on connaisse de lui est une table en bois de placage qui a fait partie de l’ancienne collection Jacques Doucet et dont l’ornementation comporte deux mascarons souffleurs placés au milieu des principales faces de la ceinture1 2. On peut citer, comme autres exemples de ses travaux, une vitrine en bois satiné ayant appartenu à Mme la vicomtesse J. de Rainneville 3 et une console demi-ronde en acajou qui parut dans la vente de Mme de Basili-Gallimaki 4 (planche XIX).

DUCOURNEAUX. — Le catalogue de la vente Lucile Verneuil (mars 1884) signalait cette estampille sur une commode de forme chantournée, en marqueterie à fleurs, richement ornée de bronzes à rocailles. On connaît par les tableaux de la communauté des menuisiers parisiens un Jean Ducourneaux qui travailla rue deBondy, après avoir passé maître le 8 juin 1782 ; mais la date de son admission ne permet guère de lui attribuer un meuble de pur style Louis XV.

DUEZ (Nicolas-Joseph), menuisier-ébéniste à Paris, reçu maître le 30 juin 1788, s’établitrue Dauphine 5, puis résida successivement rues des Filles-Saint-Thomas et de la Tixeranderie jusque vers la fin de l’Empire6. En 18 n, le Garde-meuble de la Couronne lui commanda une série de « somnos » ou tables de nuit, et plusieurs grandes armoires en noyer à tablettes coulissantes7.

DUFOUR (Charles-Joseph), ébéniste parisien, né en 17408, obtint ses lettres de maîtrise le 3 décembre 1759, dans des conditions de faveur, « comme ayant épousé une des cent filles de l’hôpital de la Miséricorde » 9, maison où étaient recueillies les orphelines d’artisans. Après avoir demeuré rue de Bercy jusqu’en 1769 ,0, il travailla dans la Grande rue du Faubourg Saint- Antoine. En 1772, il fut chargé avec son confrère Martin Carlin de priser les ouvrages dépendant de la succession de Joseph Baumhauer, dit Joseph, ébéniste privilégié du Roi". Il mourut ou se retira des affaires avant 1782. Ses ouvrages portent la marque : C. I. DUFOUR. De son atelier provient une belle commode Louis XV, en laque amarante àcontrefond noir, qui a figuré dans l’ancienne collection Demachy I2.

DUFOUR (Louis), reçu maître menuisier à Paris le 17 octobre 1764 IJ, habita au faubourg Saint-Germain, rue de Vaugirard, et plus tard rue Saint-Hyacinthe, où il exerçait encore en 1790 '4.

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